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Former pour le XXIe siècle ? Sans la formation à distance avec le Programme de l’école québécoise***

Par Denys Lamontagne , le 24 juin 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 05 novembre 2008

«Former au mieux tous les jeunes, dans un contexte social complexe et changeant, nécessite un réajustement constant des pratiques éducatives.»

Mais on a beau chercher dans le « Programme de formation de l’école québécoise pour le deuxième cycle de l’enseignement secondaire», on ne trouve pas comment on entend actualiser cette nécessité.

Les responsables des programmes ministériels ne semblent pas se rendre compte des changements de mode d’opération qui sont actuellement en cours et ont pondu un document qui, malgré tous ses efforts d’«harmonisation» et d’objectifs bien imbriqués, passe à côté de l’essentiel du mouvement.

Par rapport à des initiatives dynamiques de consultation et d’intégration des acteurs et participants, on a affaire ici à une production statique, sujette aux arbitraires et qui offre peu de chances de servir d’orientation claire à un groupe de la taille du ministère de l’éducation.

Aussi bonnes soit-elles, les voies décrétées seront très prochainement et nécessairement inadéquates et insatisfaisantes face aux modes d’expression, d’organisation et d’opération qui sont en train de se mettre en place à tous les niveaux de la société.

Apprendre en ligne ? Pas à l’école.

Le seul fait que les capacités d’étudier en ligne et à distance ne soient même pas une seule fois mentionnées comme étant des compétences importantes dans l’avenir pour les jeunes est déjà symptomatique d’une certaine vision. Mais l’essentiel n’est pas là.

Les écoles et les jeunes sont branchés, mais pas juste pour les fins d’un programme. Mettre en réseau les gens et les ressources permet aux gens de se prendre en main dans la mesure de leurs désirs, capacités et intérêts : le dénominateur commun ressemble à «partage de responsabilité».

Partage de responsabilité entre le ministère, les commissions scolaires, les administrations locales, les professeurs, les étudiants et les parents. Ils ont tous et continueront d’avoir tous leur mot à dire, ce qui ne semble pas considéré par ce programme.

Un programme

D’un programme, on attend qu’il énonce des objectifs clairs, partagés, qu’il propose des moyens, des cibles et des étapes et confie les responsabilités.

Quant à l’harmonisation, dans un monde en changement rapide comme actuellement, elle sera mieux assurée dynamiquement par les individus que par un programme fixe qui ressemblera rapidement à un débris le long d’une autoroute.

Bref, le prochain programme gagnerait à mieux intégrer lui-même les modes d’opération et les compétences transversales qu’il faudra bien maîtriser dans le futur.

  • Les étudiants pourront-ils un jour évoluer dans une école qui leur offre l’autonomie dont ils sont capables dans leurs apprentissages et le choix de ceux-ci ?
  • Les professeurs pourront-ils les aider à y accéder ?
  • Les administrations pourront-elles offrir le soutien aux professeurs et aux parents dans cette voie ?

Techniquement on pourrait, l’offre éducative est là et n’attend plus après un ministère pour se créer, mais dans les esprits des responsables ministériels, c’est apparemment une autre histoire que de partager la responsabilité des apprentissages.

Accéder au Programme de formation de l’école québécoise pour le deuxième cycle de l’enseignement secondaire

Lecture recommandée : HELIOS Yearly Report 2005/2006: « Evolving e-Learning»

Le coeur à la bonne place : Helios identifie un point clé de l’administration éducative***

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