Articles

Diplômes en formation à distance en Afrique : quelles valeurs ?

Par Louis-Martin Essono , le 06 juillet 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Il y a peu, la vague des sensibilisations pour la formation à distance dans les pays francophones de l’Afrique subsaharienne avait légèrement fait vibrer les autorités de ces pays dans la voie de la reconnaissance des formations scolaires et/ou universitaires réalisées par le biais de la formation à distance.

Cette fièvre légère a fait long feu, les avis des traditionnaliste ayant repris le dessus par des conditions qui visaient une reglémentation de cette nouvelle façon d’obtenir rapidement les parchemins. En effet, bien que peu informés de ces méthodologies d’apprentissage et d’enseignement fondées sur l’autonomie, la gestion et les cours sans professeur visible, ces fonctionnaires avaient trouvé trop rapides le rythme d’enseignement et surtout la vitesse d’obtention des diplômes pour se conformer aux textes officels relatifs à l’éducation.

Ainsi, les formations en Master ou pour obtenir tout autre diplôme par la fàd tournent autour de six mois sans que l’on voie le futur impétrant se déplacer pour aller à l’école. De tels diplômes ne sont guère crédibles et il est hors de question de les valoriser au Ministère des enseignements.

Par ailleurs, la plupart des fonctionnaires qui ont suivi cette voie ne peuvent prétendre à aucune promotion à la Fonction Publique car, légalement, tout avancement est soumis à des études ou à des stages qui durent minimalement deux ans.

Les lauréats ont ainsi perdu tout avantage éventuel. Mais dans certains pays, les ministères organisent des sessions d’équivalence des diplômes pour voir si certains d’entre eux peuvent bénéficier à leur titulaire.

De plus, bien que les pays africains aient diminué les recrutements, ils préfèrent de loin les recrues qui ont fait des études classiques à celles qui sont issues de la formation à distance. Dieu merci, la présence de plus en plus proximale des campus numériques de l’Auf et des établissements qui travaillent en partenariat avec les écoles du Nord exorcisent ces préjugés. L’implication, sur le terrain, des ministères en charge de l’Education solidifie la structure épistémologique de la formation à distance.

Mais les conditions dans lesquelles se déroulent les examens à distance réconfortent les pas forcément rétrogrades soucieux de la qualité de l’évaluation. Tout cela doit effectivement être codifié. Par des textes commodes et bien adaptés qui font pendant à une politique éducative cohérente et préparée.

La valeur du diplôme en dépend.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné