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À quoi et à qui sert l’enseignement à distance en Afrique ?***

Par Martine Jaudeau , le 17 décembre 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Résumé de la thèse de Pierre-Jean Loiret : "L’enseignement à distance et le supérieur en Afrique de l’ouest : une université façonnée de l’extérieur ou renouvelée de l’intérieur ?"

Dans la quasi-totalité des écrits sur l’éducation en Afrique, l’enseignement à distance (EAD) est paré de toutes les vertus et serait susceptible de moderniser les systèmes éducatifs, de réduire les coûts de l’enseignement, de remettre à niveau les enseignants, de massifier l’accès à l’enseignement supérieur.

Des projets à vocation continentale comme celui de l’Université virtuelle africaine de la Banque mondiale côtoient des dispositifs plus ciblés géographiquement et culturellement comme celui des campus numériques francophones de l’Agence universitaire de la Francophonie et des initiatives localement portées par des individus plus que par les institutions.

Notre interrogation triviale de départ est « à quoi sert l’EAD en Afrique ? ». Elle en révèle une autre plus délicate : « à qui sert l’EAD en Afrique ? ». Notre hypothèse principale est que l’enseignement à distance peut servir à la fois pour façonner l’université de l’extérieur et la renouveler de l’intérieur. On retrouve dans l’EAD des dynamiques propres et des tentatives d’instrumentalisation. Cette hypothèse est questionnée tout au long de notre thèse.

Au sommaire :

  • 1ère partie : Le cadre de la recherche
  • 2ème partie : L’Université virtuelle africaine (1996 - 2006)
  • 3ème partie : L’Université virtuelle francophone (UVF) et les campus numériques francophones (CNF)
  • 4ème partie : L’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)
  • 5ème partie : Les représentations, les usages et l’opinion d’enseignants ouest- africains, impliqués dans le déploiement des TICE et/ou de l’EAD

    L’enseignement supérieur et Internet, tels qu’ils apparaissent dans cette enquête, sont immensément masculins. A cette fracture entre hommes et femmes s’ajoute, notre enquête le confirme avec acuité, une fracture entre pays de la même région. Si plus de la moitié des enseignants sénégalais bénéficient d’une connexion Internet à domicile, plus de 90 % des professeurs maliens et nigériens ne sont pas dans ce cas.

    Pour les enseignants du supérieur d’Afrique de l’ouest, il ne semble pas exister de problème d’équipement en ordinateurs. Le principal frein au développement de l’enseignement en ligne se situe dans la qualité du réseau Internet.

    Il n’y a pas, en Afrique de l’ouest, de réflexion politique et institutionnelle sur la place de l’EAD au sein des systèmes éducatifs. Notre questionnaire reflète un manque important de confiance des répondants envers leurs institutions.

  • Conclusion générale

L’enseignement à distance et le supérieur en Afrique de l’ouest : une université façonnée de l’extérieur ou renouvelée de l’intérieur ? (pdf, 500 p.) Auteur :  Pierre-Jean Loiret Thèse en Sciences de l’Éducation de l’Université de Rouen

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