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UIT : Que peut valoir le plan Marshall pour l’Afrique sans les Africains ?***

Par Louis-Martin Essono , le 19 juillet 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Accra a abrité dès le 09 juillet dernier, une réunion de l’ UIT (Union internationale des télécommunications). Parmi les décisions prises, celle de mettre sur pied un plan Marshall présenté dans un communiqué largement diffusé.

Selon A. Touré le S.G. de l’UIT,"il faut un plan Marshall pour le développement des infrastructures d’information et de télécommunication en Afrique", qui a rappelé l’objectif de l’Onu de connecter tous les villages du monde à l’internet en 2015, y voyant une des conditions d’un développement économique plus large, les Tic permettant de créer de la richesse et de la croissance économique durable"

On sait déjà qu’il existe le projet Connect Africa qui ahane. Les sommets de Tunisie ou de Genève attendent encore de voir se réaliser les promesses d’aide du Nord au Sud. Il est à se demander si l’Afrique elle-même n’a pas de volonté de doter d’instruments politique et réaliste qui la sortent de cette situation de mendicité dans laquelle elle se complait.

L’éducation, la santé, l’économie et tout l’environnement actuels semblent dépendre des infrastructures, de la conception et de l’exploitation endogènes des Tic. Et c’est toujours du Nord que proviennent, au grand dam des Africains eux-mêmes, des solutions qui leur conviennent ou non et auxquelles ils se plient.

La prochaine réunion de Kigali au Rwanda, consacrée au financement de ces projets sera probablement être très importante car, selon M. Touré, "Il nous faut mobiliser les ressources humaines, financières et techniques du monde entier pour soutenir la croissance économique, l’emploi et le développement dans toute l’Afrique".

Malgré le soutien des compagnies de TIC de la Silicon Valley et d’ailleurs, des Etats, d’organisations internationales et de banques de développement, il n’en demeure pas moins que nous sommes habitués aux promesses et que nous nous approchons résolument vers 2015.

La fierté des Africains sera de mettre la main à la pâte, certes, mais aussi à la poche pour financer les recherches subséquentes par les acteurs conscients de la misère du Continent. L’éducation à distance, la formation en ligne, la télémédecine constituent des domaines les plus oubliés en Afrique.

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