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Enseigner le Français par Objectifs Spécifiques sur FOS

Par Louis-Martin Essono , le 18 novembre 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Juste avant les grandes vacances, en ce mois de juillet, alors que la température à Yaoundé est la plus basse et oscille entre 20 et 24°, les services culturels de l’Ambassade de France au Cameroun invitent une trentaine de professeurs de lycée à une rencontre-séminaire sur l’enseignement du français.

Il y a belle lurette que la formation continue a vécu et c’est avec étonnement que les enseignants chargés du bilinguisme, de l’enseignement du français aux anglophones et aux francophones se réunissent au Centre pilote pour une (autre) nouvelle méthode de français. Qu’y a-t-il donc de neuf alors que le public francophone a rejeté les approches communicatives et que la méthode "slipec" et la méthode participative sont déjà ancrées dans nos moeurs d’enseignants blasés.

Ici, on ne comprend pas que le français langue seconde soit, ailleurs, largement assimilé au français langue étrangère, car, le petit Camerounais parle une langue camerounaise avant de s’exprimer en fançais par le biais de l’école.

C’est vrai aussi, dans les grandes villes, le bébé camerounais naît en français à cause de l’environnement cosmopolite où seul le français sert de médium à tous les locuteurs qui s’exprimeraient chacun dans chacune des 300 langues locales. Mais, les anglophones parlent l’anglais avant de se "débrouiller" en français.

On a donc pu dire que pour certains, le français est Langue seconde, pour d’autres, les anglophones, en l’occurrence, il est langue étrangère, pour les citadins, la réalité quotidienne en fait des locuteurs natifs d’un français très coloré qui n’a rien à voir avec le français parisien.

A l’école, le prof, victime de l’insécurité linguistique face aux changements de norme, enseigne ce qu’il y a dans le livre. Avec une méthologie que Besse, Dabène, Moirand, Boyer, etc. ont imaginé pour les étrangers en France.

L’enseignement par objectifs, pourtant déjà connu, a pris une autre envergure. Il a enflammé les participants avec la compétence recherchée. Les contacts avec le coordonateur n’ont pas suffi, puisque ces profs continuent de s’exercer

in vivo

pour mettre en application les connaissances nouvellement acquises. Mais, Dieu merci ! Voici qu’est trouvé le site du FOS, l’adjuvant rêvé qui semble répondre, par son historique, aux problèmes que se posent les Camerounais qui ont suivi le séminaire.

Si l’enseignement par objectifs spécifiques répond davantage aux préoccupations professionnelles, le site prend en charge tous ces éléments pour diversifier les domaines. Les profs s’attardent surtout sur la méthodologie et promettent de l’anayser en profondeur pour la contextualiser, le Cameroun étant un cas atypique en Afrique quant au français.

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