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L’AUF : 50 ans de solidarité francophone

Les célébrations du cinquantième de l'AUF sont l'occasion de faire un bilan des actions réalisées par cette organisation importante de la francophonie

Par Alexandre Roberge , le 20 septembre 2011 | Dernière mise à jour de l'article le 27 août 2012

L’AUF a été en fête en 2011. Avec raison, puisque c’est le 13 septembre 1961 qu'étaient créées les fondations de cette organisation qui allait dépasser toutes les attentes. Car l’Agence Universitaire de la Francophonie n’est pas simplement un réseau d’échanges entre universitaires : c’est un allié de taille pour tous les francophones. De Chicoutimi à Djibouti en passant par Paris, Bruxelles, Port-au-Prince ou Rio de Janeiro, tous les locuteurs ou amateurs de la langue française bénéficient des initiatives de l’organisme quinquagénaire.

Objectif solidarité

 

779 universités dans 94 pays, voilà ce qui donne une idée en 2011 du plus grand regroupement d’établissements universitaires dans le monde. Un constat incroyable quand on suit l'historique de l'AUF. L’idée a germé dans la tête de Jean Marc Léger, journaliste du quotidien québécois Le Devoir, qui cherchait dès le début de la décennie 1950 à développer un regroupement de francophones à l’international. Après quelques années, M. Léger, devenu rédacteur en chef, crée une alliance d’universités de langue française. Le 13 septembre 1961, c’est la naissance officielle de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement francophones) dont il sera le premier secrétaire général. Pourquoi « partiellement ou entièrement francophones »? À la demande de Mohammed el-Fasi alors recteur des facultés du Maroc où le français avait une prédominance, mais où se dispensaient aussi des cours dans une autre langue (ici, l'arabe).

L’organisation a adopté le nom d’AUF en 1989 et a développé un objectif de solidarité très fort. Au-delà de l'objectif général de promotion et de croissance de l’enseignement supérieur en français, l’AUF a travaillé à la mise en place de :

  • 45 campus numériques disséminés dans le monde, lieux de formation et de ressources pédagogiques;
  • 45 diplômes de formation à distance;
  • Des instituts technologiques qui servent à la recherche et la formation professionnelle de troisième cycle;
  • 15 pôles d’excellence régionaux permettant aux meilleurs esprits des pays du sud à accéder aux grandes communautés scientifiques internationales, mettant en place des laboratoires, réseaux de recherche, etc.
  • 2000 bourses de mobilité offrant à des étudiants et enseignants la chance de continuer leurs études ou recherche dans d’autres universités. Fait intéressant, on privilégie autant la mobilité Sud/Sud que celle Nord/Sud.

 

L’expansion de cette organisation est telle que certaines nations qui ne font pas officiellement partie de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) y possèdent des membres. Que ce soit en Russie, en Bulgarie ou même dans toutes les universités majeures du Brésil, l’AUF et ses valeurs de solidarité attirent.

Des commémorations sur trois continents

 

C’est pourquoi, en cette année 2011, l’AUF est à la fête. Déjà en juillet, à Brazzaville, plus de 400 recteurs, enseignants et étudiants ont commémoré la naissance de l’institution. Le 23 et 24 septembre 2011, c’est à Montréal, là où est née l’organisation et se trouve son siège que les célébrations seront organisées. Une grande assemblée qui réunira plus de 500 participants. Le 9 novembre, Bruxelles accueillera un colloque où l’on partagera les meilleures pratiques des universités des deux hémisphères en ce qui a trait au transfert de l’innovation et des partenariats entre universités et entreprises. Finalement, le 1er décembre, c’est dans la capitale française qu’auront lieu les cérémonies protocolaires et la clôture de cette année de festivités.

L'AUF peut être fière de son bilan. Elle a réussi à réunir les francophones, à améliorerla formation universitaire dans près d’une centaine de pays et la mobilité des étudiants, désormais considérée comme essenteille dans un parcours universitaire réussi a reçu grâce à elle un soutien de poids. Certes, il reste du chemin à parcourir, d'autant plus que le nombre de prétendants francophones aux études supérieures est en croissance constante. Certes, d'autres organismes font une concurrence redoutable à l'AUF, en offrant l'accès à des cursus diplômants et professionnalisants en anglais. Mais il est bon de rappeler que l'AUF est l'une des seules organisations francophones à offrir des bourses pour l'enseignement à distance et ce, depuis le début des années 2000.

Pour en savoir plus sur le cinquantième de l’organisation, nous vous invitons à visiter le site officiel de l’AUF. De plus, un cahier spécial du quotidien Le Devoir (journal de son créateur) y est disponible dans un PDF de 8 pages.

« Il y a 50 ans à Montréal... », Normand Thériault, Le Devoir, 10 septembre 2011.

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