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L'usage des réseaux sociaux en sport

Facebook, Twitter... l'irruption des réseaux sociaux dans notre quotidien n'épargne pas le monde du sport.

Par Tété Enyon Guemadji-Gbedemah , le 04 octobre 2011 | Dernière mise à jour de l'article le 02 novembre 2011

De par leurs fonctions relationnelle et communicative, les réseaux sociaux se prêtent bien au partage de la passion sportive et à la construction, voire la co-construction, des connaissances autour des différentes disciplines.

 

Les réseaux généralistes

Sur un réseau social généraliste comme Facebook, les athlètes de renom et les clubs disposent de leur page officielle qui leur permet de maintenir un contact permanent avec leurs supporters par la publication de nouvelles, de photos, de vidéos et de liens.

A titre d'exemple, la page de la tenniswoman Venus Williams est suivie par près d'un million de fans et quand elle publie une photo avec la mise à jour "Having an awesome time in NY, was on Good Day NY and Fox and Friends!", les commentaires se comptent par dizaines et les "pouces levées" par centaines.

Néanmoins, en termes de popularité sur le réseau, elle n'est pas la plus en vue. Il faut signaler à toutes fins utiles que la page de l'international portugais de football Cristiano Ronaldo recueille à lui seul plus de 34 millions de fans.

A côté des pages officielles d'athlètes et de clubs, il y a les pages et groupes créés par des fans qui génèrent relativement moins d'affluence. Mais il y aussi les "pages communautaires" des différentes disciplines sportives qui sont auto-administrées par le réseau. Concrètement, le fil d'actualités de ces pages est généré à partir de l'occurrence d'un mot-clé (le nom de la discipline dans ce cas-ci) dans les publications des utilisateurs.

 

Les réseaux thématiques

De toute évidence, les réseaux généralistes en raison de leur taille conviennent moins à des interactions individualisées. En réponse à cette lacune, ont vu le jour des réseaux sociaux thématiques ou spécialisés dont la focale est placée sur une discipline sportive ou sur un besoin particulier.

La communauté Widiwici, par exemple, est ouverte aux internautes qui veulent partager leurs envies et projets en matière sportive et trouver de la motivation pour se lancer. Les offres d'activités de cette communauté sont classées en trois groupes : envies, sorties et défis pour une efficacité dont Widiwici se targue : "Il y a de très nombreux exemples de widistes qui se sont mis à pratiquer des sports ou à participer à des événements par la force de la communauté".

Dans la même veine, il faut mentionner la communauté virtuelle française Je fais du sport, ouverte aux utilisateurs en quête de partenaires sportifs, de professeurs, de clubs ou de lieux de pratique de leur sport favori, et The Fan Club, un réseau social pour les fans utilisant des téléphones intelligents (smartphones).

Dans la catégorie des réseaux consacrés à une et une seule discipline sportive, on trouve Toofoot, une communauté virtuelle dédiée au football amateur dont la vocation est de "réunir en un lieu unique les joueurs, les coaches, les arbitres et les supporters de toutes les équipes amateurs de France". Son équivalent pour le sport automobile est le blog auto qui associe des fans-blogueurs à la production de contenus.

 

La communication sur les réseaux sociaux

D'une manière générale, que ce soit dans le sport ou dans d'autre domaine, l'usage des réseaux sociaux à des fins de communication soulève de nombreux défis, touchant notamment à la responsabilité et à l'image du sportif ou de son club.

La question serait de savoir ce qu'un sportif peut dire sur un réseau social à propos de lui-même ou de son club. Ailleurs si l'usage du réseau social est carrément interdit, dans d'autres contextes, on prend des précautions pour limiter les bourdes.

Quoi qu'il en soit, les réseaux sociaux peuvent servir à une communication efficace. Cinq critères permettent d'apprécier la qualité de cette communication. Il s'agit pour les citer tous de :

  1. la taille du réseau : nombre de fans ayant souscrits à une page ;
  2. la fréquence de publications ;
  3. l'engagement mesurable par l'authenticité, la qualité et la quantité des interactions ;
  4. la promotion à travers le sponsoring et les oeuvres caritatives ;
  5. le qualité et la variété des contenus.

Cette qualité ne serait atteignable que si une stratégie de communication est mise en place avec les ressources nécessaires à son exécution.

Lire aussi :

Illustration : page Facebook de Venus William

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