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Construction : le travail d'équipe pour passer de l’artisanat à la production intégrée.

Les programmes immobiliers atteingent un incroyable niveau de complexité et impliquent la constitution d'équipes de travail élargies. La formation à ce mode de travail est une obligation.

Par Denys Lamontagne , le 06 décembre 2011 | Dernière mise à jour de l'article le 18 janvier 2012

Beaucoup de monde


Loger 160 millions d'individus supplémentaires chaque année (c’est le nombre de naissances moins le nombre de décès sur la terre) tout en continuant à entretenir le parc immobilier et les infrastructures actuelles pour 7 milliards de personnes, majoritairement dans les villes, représente un défi qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était il y a même 30 ans.

L’intégration du nouveau dans l’établi, l’adaptation de l’ancien aux nouvelles réalités, la densification, l’optimisation, la renaturalisation, la multiplication des réseaux de transport, d’énergie, de communication, de distribution et bien d’autres contraintes auxquelles s’ajoutent les nouvelles exigences sociales, environnementales, esthétiques, règlementaires ou individuelles rendent tout développement d’envergure d’une complexité inouïe...

La construction quitte définitivement l’ère de l’artisanat et même l’ère industrielle pour entrer dans l’ère de l’intégration : l’habitation et la construction font partie d’un milieu de vie, ou plutôt créent de nouveaux milieux de vie que l’on considère maintenant au delà de l’architecture. L’art du constructeur consiste de plus en plus à prendre en considération des centaines de paramètres dans un dosage où le produit final sera apprécié par ceux qui l'utiliseront, tout en limitant le niveau d'impact négatif sur son environnement, c'est à dire sur la vie des autres.


Phénomène social


La coordination de ces centaines de paramètres dépasse évidemment les capacités d’une seule personne. Le bâtiment et l'urbanisme ont toujours été des affaires d'équipes. Mais les équipes d'aujourd'hui deviennent de véritables réseaux tentaculaires. Ces groupements utilisent des technologies de plus en plus poussées qui se cristallisent dans le concept de «modélisation des données du bâtiment» (MDB) ou, en anglais, le «building information modeling» (BIM).

Les vidéos suivants (Autodesk) montrent de quoi il s’agit en ce qui concerne les infrastructures, la conception de structures et leur réalisation.

Outre l’aspect modélisation, on se rend compte que les éléments considérés atteignent des niveaux de sophistication quasi incroyables, surtout quand vient le temps de la réalisation.  Les aspects sociaux et environnementaux se retrouvent à tous les niveaux : conception, gestion, construction et finalement le milieu de vie lui même.  Car tous les éléments interagissent et tout doit être anticipé, jusqu'au ramassage des ordures, à l’arrosage des plantes, aux probabilités de tempête, etc.

La capacité de travailler en équipe élargie et d’intégrer des groupes diversifiés devient alors une condition fondamentale à la réussite de tels projets. Si la formation technique à la maîtrise de ces outils est essentielle, l’expérience même du travail d’équipe l’est tout autant et on ne conçoit plus une formation en gestion de la construction sans cette composante collaborative: il faut et il faudra travailler en équipe. C’est ce qui est nécessaire et qui sera demandé.

Finalement, les réseaux font partie de nos vies et ils se manifestent de façon dynamique aussi bien que statique : conception, réalisation, utilisation; «être, faire et avoir» et aussi formation !

Pour en savoir plus sur la modélisation des données du bâtiment (MSD) :

 

 

 

 

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