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Gabon : des perspectives heureuses pour le Logiciel Libre en Afrique***

Par Louis-Martin Essono , le 14 novembre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Thot avait déjà annoncé la tenue des Rencontres Africaines du Logiciel Libre (RALL). Ces rencontres ont pour objectif de devenir espace d’échanges et de partage pour éduquer, informer et renforcer le maillage sur les savoirs et les savoir-faire basés sur les logiciels libres (LL) favorisant la construction d’une société de l’information libérée de l’ignorance et garante de l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les conclusions de la rencontre ont été axées sur quatre points :

  • les principes des logiciels libres;
  • les cyber-stratégies nationales de développement socio-économique;
  • l’entreprenariat libre
  • la réalisation des objectifs de développement du millénaire

Les participants des Rall ont rappelé qu’utiliser sans contraintes, comprendre, améliorer et distribuer demeurent les fondements du LL qu’accompagnent le travail collaboratif et la mutation des méthodes de travail, à quoi s’ajoutent la liberté et la possibilité d’une meilleure maîtrise du développement des systèmes d’information, gages de sécurité socio-économique des États et/ou des communautés qu’assurent seuls les LL. D’où l’appel pour le recul des brevets logiciels.

Les cyber-stratégies reposent sur trois modèles de type pyramidal. Les exemples africains ayant choisi l’application silencieuse des LL appelle, comme en Côte d’Ivoire, l’élaboration d’une cyber-stratégie nationale de développement socio-économique basé sur les LL. Le dernier modèle se caractérise, comme au Sénégal, par les 10 mille télécentres, par le développement non coordonné, de multiples initiatives pertinentes mais souvent cloisonnées.

Quant à l’entreprenariat, dont les exposés, présentés par des hommes d’affaires membres du CHALA, le Club des Hommes et des Femmes d’Affaires du Libre en Afrique, il a été question de continuer les efforts de création de sites, de mutualisation d’informations diverses et de compétences. Le dernier point, social, montre ce vers quoi peuvent tendre les utilisations des LL. On y propose par exemple l’éradication de l’extrême pauvreté et l’éducation pour tous, puis, la promotion de l’égalité des sexes, l’environnement durable, la lutte contre le sida, etc.

L’éducation a retenu l’attention dans ses liens avec les LL qui apparaissent comme objet d’étude pour la formation des informaticiens, comme moyen pour l’informatisation des écoles, et comme méthode applicable à la production de connaissances. L’apport des LL pour la santé et les communautés locales sont aussi énormes dans la mesure où ils contribuent à la proximité.

Il y a simplement lieu de se demander si ces rencontres, qui en sont à leur deuxième édition, ne s’assimileront pas aux réunions ordinaires qui survivent le temps des discussions en attendant l’occasion ultérieure. Les problèmes de financements et d’autonomie se posent avec acuité, la création ou l’amélioration des LL par les Africains eux-mêmes, leur diffusion et leur application, en rapport avec les modèles examinés.

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