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Tunis 2005 : l’AUF crée un réseau de chercheurs en TICE

Par Louis-Martin Essono , le 18 novembre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’année 2005 confirme l’intégration effective des Tic en Afrique. Malgré le fossé numérique qui s’élargit chaque jour, l’Afrique prend conscience de son retard et s’efforce de disposer du minimum vital dans ce domaine. La recherche s’avérant un point sensible et susceptible de contribuer à la réalisation de ce voeu, l’ Agence Universitaire de la Francophonie, qui consacre une partie importante de son budget au déploiement des TIC à des fins d’amélioration des conditions d’apprentissage, d’enseignement et de recherche, a pensé qu’il était utile de rassembler les chercheurs en éducation dans le but de travailler ensemble.

De fait, les changements majeurs dus aux TIC impactent désormais la plupart des composantes de nos sociétés. Et, longtemps mis à l’écart, l’enseignement constitue une cible de la technologie. Ainsi, aujourd’hui, près de 40 structures de l’Auf accueillent 600 étudiants au titre de cursus diplômant à distance. L’Auf a également mis l’accent sur la formation des formateurs, 800 personnes sont formées par an afin de devenir des relais locaux.

Corolaires de la recherche et la diffusion scientifique, les revues électroniques, les cédéroms, des modules d’autoformation, des sites scientifiques, des portails sont encouragés et financés par l’AUF dans le cadre du Programme IV. Le déploiement de 24 formations à distance (FAD) diplômantes fait appel aux TICE.

Les partenaires de ces actions ont porté un regard critique sur ces technologies. Et, à l’initiative de quatre universités membres, Rouen, Montréal, Mons et Manouba (Tunis), une réunion de réflexion organisée à Paris, a initié une réflexion sur les moyens de favoriser la coopération entre les chercheurs des diverses régions de la Francophonie. L’Agence a été sollicitée pour la création d’un réseau de recherche sur la thématique de la formation ouverte et à distance par les Tice, aucun équivalent en Francophonie n’étant visible.

En effet, pour favoriser la coopération entre les chercheurs de plusieurs régions francophones, et pour développer une société de la connaissance partagée, l’Auf met sur pied des réseaux composés de chercheurs désireux de travailler sur une thématique commune. C’est pourquoi l’arrivée massive des Tice, souvent mal contrôlée, dans les systèmes éducatifs, notamment au Sud, nécessite de revisiter certains concepts, de s’interroger sur les usages, les conditions d’appropriation, de pérennisation des dispositifs et de ces nouvelles ressources.

Les misions fondamentales de ResaTICE visent à favoriser les partenariats entre les chercheurs de la Francophonie du Sud, de l’Est et du Nord, à soutenir la diffusion de la recherche et à assurer une animation scientifique dans le domaine des TICE, en lien avec des pratiques existantes ou émergentes et dans l’attention portée à la diversité des contextes et des cultures.

À Tunis2005, la soixantaine de chercheurs réunis autour de cette réflexion a entériné quatre thématiques relatives à la formation initiale, aux formations ouvertes et à distance, à la pédagogie universitaire et aux politiques, à la gouvernance et aux enjeux stratégiques. Des stratégies différentes ont été élaborées pour la vitalité de ce nouveau réseau. Outre la réalisation d’un site web, les chercheurs ont établi des liens avec la revue Tice et développement pour assurer la diffusion des travaux scientifiques en francophonie. Par ailleurs, ils ont décidé d’inventorier la recherche sur les TICE dans la Francophonie, d’élaborer des actions de recherches partagées et de contribuer à la réalisation des objectifs poursuivis par l’Éducation Pour Tous.

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