Articles

Sahel : la formation à distance généralisée

Par Louis-Martin Essono , le 02 mai 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Deux ans après Bamako 2000 et à quelques semaines de Bamako 2002, les pays africains semblent définitivement convaincus de l’utilité d’exploitation des technologies et de leur nécessaire application dans l’enseignement. Après de nombreux atermoiements, après des hésitations sans nombre, et malgré l’action incitatrice de la communauté internationale les invitant à rejoindre le convoi des technologies d’information et de communication, l’Afrique découvre enfin que le chemin du salut passe par les Tic et par la formation à distance dont on ne présente plus les avantages.

Depuis une semaine, la ville de Dakar au Sénégal, abrite un atelier relatif au lancement d’un projet d’intégration des inforoutes dans le réseau de formation à distance du Centre d’études de formations actives et de développement entrepreneurial au Sahel (CEFADES). Ce projet vise la formation, en 18 mois, de près de 300 apprenants originaires de la sous-région sahélienne. La formation a été rendue possible grâce à une subvention du Fonds francophone des inforoutes.

Lors de l’atelier, les participants recevront des contenus de formation constitués de sept cours modulaires : l’organisation et l’administration des coopératives, la gestion et la comptabilité de l’entreprise coopérative, le marketing, l’étude de projets, la communication, etc.

L’objectif primordial visé est, d’une part, de doter la formation à distance à l’échelle sous-régionale de moyens efficaces en raison de l’insuffisance de l’information et de la formation, ensuite de permettre une transmission efficace des données et des informations dans la mesure où le type de formation préconisé se préoccupe des populations déshéritées.

Ce projet confortera et renforcera la politique d’intégration et de maîtrise par les partenaires, formateurs et apprenants, des technologies de l’information dans le dispositif de la formation à distance. Le projet va aussi favoriser une meilleure visibilité de l’espace économique et social de la sous-région. Le souhait est de voir effectivement l’ensemble de la communauté sous-régionale s’impliquer, une fois la formation finie, dans la pratique de la formation à distance dans le pays d’origine. Ce type de formation résout des problèmes de nombre et d’effectifs. L’Afrique gagne à le vulgariser. Et à l’exploiter.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné