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Publié le 01 décembre 2005 Mis à jour le 12 décembre 2008

Les distances des sciences de l’éducation***

Les Facultés d’éducation et les écoles normales supérieures fleurissent aujourd’hui en Afrique. Ces établissements constituent des socles sur lesquels se fondent les autres champs disciplinaires visant non seulement l’instruction et l’enseignement, mais aussi et surtout, l’éducation, dans son acception la plus large.

Aujourd’hui, l’école présente une piètre figure dans les Afriques. L’école nouvelle qui rationalise la vie semble terriblement s’être détachée de la vie. Les produits de l’école que nous sommes attendent d’entrer dans la vie professionnelle qui se réduit aux bureaux, aux crayons, à la conception des utopies.

De plus, depuis les années 90 qui ont déclenché et instauré la crise, l’école est devenue une institution qui dure, qui prend trop de temps pour donner à manger, pour donner à vivre, pour donner une autre façon de voir la vie. En se détachant du monde pour mieux percevoir le monde.

Les Sciences de l’éducation ont encore de la distance à parcourir en Afrique pour que nous les intégrions. Il ne leur faut encore pourtant que très peu de théories d’apprentissage pour se fondre dans les sciences connexes locales pour conduire l’apprenant vers la socialisation la plus intégrale.

La mémoire doit-elle être renforcée ? La récitation n’est pas la seule forme. La relation de l’enfant avec ses parents a changé de formes parce que les enfants vont à l’école. Le statut trouble du maître qui reste fondamentalement traditionaliste et qui enseigne les choses auxquelles il ne croit pas, etc. Toutes ces innombrables disparités éducatives ont été souvent dénoncées, mais sont restées dans les bibliothèques et les tiroirs.

Peu de spécialistes se penchent, en réalité, sur le nombre de textes créés pour prendre en compte l’insertion des cultures locales dans l’éducation formelle de l’école. C’est vrai, anthropologie, sociologie, psychologie, etc. sous-tendent l’éducation. Mais on voit mal les théoriciens locaux chercher à promouvoir les sciences informelles de l’Afrique dans l’éducation des enfants d’Afrique. Il y en a ? Alors ils sont très peu connus ? Alors, on ne les prend (peut-être) pas au sérieux, car la reconnaissance universelle de toutes les formes d’éducation serait la preuve que la globalisation a atteint tout le monde.

A-t-on le temps d’y penser ? En a-t-on la possibilité ? La diversité culturelle, la diversité linguistique, la variété des comportements seront alors le tremplin pour une éducation diversément acceptée, pour que rien ne soit plus imposé, ou que la standardisation accompagne toutes les sciences de l’éducation.


Mots-clés: Établissements Facultés Écoles Afrique école Socles

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