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En direct avec Elaine Legault du Wem

Par Martine Jaudeau , le 22 mai 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Dernier jour du Wem, le marché mondial de l’éducation, au palais des congrès de Lisbonne. Selon Elaine Legault, son organisatrice, 2003 aura encore été une bonne année. Malgré un tassement des fréquentations, côté grand public, les chiffres se maintiennent : 1600 visiteurs provenant de 70 pays, et 344 exposants issus de 35 pays. Une participation très équilibrée entre secteurs public et privé, et une nouveauté pour cette quatrième édition : un one-day-ticket (vendu à 60 euros), pour les visiteurs d’un jour, enseignants et responsables pédagogiques essentiellement portugais qui souhaitent découvrir les stands du Wem et nouer des contacts avec d’éventuels fournisseurs de services ou de contenus.

Exposants, entrepreneurs, conférenciers, commerciaux, pourquoi sont-ils venus au Wem cette année encore ? Les motivations sont multiples mais principalement concentrées sur deux objectifs : la recherche d’opportunité d’affaires et l’identification de partenaires. Le marché confirme donc sa mission première. Ceux qui sont là pour ces deux raisons représentent 60 % de la masse. Parmi les motifs seconds, il y a le développement de l’image de marque de l’institution ou de l’entreprise participante. Le Wem est un lieu de visibilité où l’on aime faire l’annonce de projets, la présentation de bilans de recherche, la promotion d’outils fraîchement édités ou la proposition de services tout nouvellement validés pour le grand marché.

D’autres encore sont là pour étoffer leur compréhension du marché. Participer au Wem, c’est sentir d’où vient le vent et surtout où il va. C’est identifier quelques mois à l’avance sur ce qui émergera finalement dans son propre pays. Bien sûr, le besoin d’échanges est ici facilité. Non seulement parce que les partenaires à rencontrer sont présents, au même endroit au même moment, mais surtout parce qu’au Wem, tout est prévu pour renforcer ces prises de contacts : stands, conférence, points presse, table-ronde, e-village et agora.

Les départements de recherche sont également intéressés par un événement comme le Marché mondial de l’Education. Les communications qui se font au Wem autorisent l’identification de thématiques porteuses devant permettre à ces départements de monter des projets plus en phase avec les besoins du marché. Enfin, il est des participants qui sont là pour l’évaluation de leurs propres activités en regard de ce que fait la concurrence.

Et pourtant, le marché semble encore se chercher l’offre étant encore de loin supérieure à la demande. C’est que, quoiqu’on en ait dit dans les débats sur la globalisation et sur les risques de la marchandisation de ce secteur, l’éducation n’est pas un produit de consommation classique, les professionnels de l’enseignement n’ayant pas le profil classique d’acheteurs comme on les retrouve dans d’autres marchés (Milia ou MipTV, par exemple). C’est donc un perpétuel ajustement qui doit se faire entre offre (de services, de contenus, ou d’outils) et demande.

A ceux qui se demandaient si la formule du Wem ne s’essoufflait pas un peu, Elaine Legault répond que ce type d’événement doit s’envisager sur le long terme. 2003 était d’ailleurs une année pas facile, des désistements de participants se justifiant par la conjoncture internationale, et les problème de santé publique pour les délégation venant de l’Asie. Les éditions 2004-2005 auront bien lieu en Europe. La décision du choix du lieu doit tomber au plus tard en juin. Une chose est certaine, les candidats à l’accueil de cet événement mondial sont nombreux, tant au Nord qu’au Sud. Et puis, pour la suite, 2006-2007, ce sera vraisemblablement l’Asie ou l’Australie. Faites donc votre pronostic suggère une organisatrice visiblement ravie de cette session qui s’achève. Il n’y aura pas eu d’effet d’annonce grandiloquant comme on en rencontre souvent dans ce genre d’événement public, preuve, selon Elaine Legault, que le marché du Wem se soucie avant tout des besoins réels des enseignants. L’an prochain même, on peut s’attendre à une ouverture du public potentiel plus large encore (les responsables de centre de documentation, les responsables d’administration scolaires par exemple, etc...).

Propos recueillis par Michel Berhin.

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