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Formation à distance en Afrique : oubliée de Bamako 2002

Par Louis-Martin Essono , le 09 mai 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

On parlera d’agriculture et de santé. On évoquera avec raison le développement des télécommunications en Afrique. Le droit et l’information seront à l’honneur dans cette grande rencontre qui reproduira Bamako 2000. Mais l’enseignement s’avère être le fils oublié de Bamako. L’ensemble des ONG, des organisations institutionnelles, de la société civile se présentera au m Mali avec des idées dans la tête. Mais très peu d’entre eux se soucient de l’éradication de l’ignorance et de l’analphabétisme.

A l’heure où les présidents des Etats plaident pour l’éducation des enfants aux Nations Unies, que de grands discours ont été prononcés pour favoriser l’éducation dans la majorité des pays de l’Afrique sub-saharienne, il est curieux de ne voir guère de délégations officielles chargées de présenter les problèmes d’éducation à Bamako.

De nombreux pays sont engagés dans les programmes de l’Unesco sur l’Education pour tous. Certains, comme le Sénégal, ont pris de fermes décisions d’installer les technologies de l’information dans les écoles maternelles afin d’assurer la relève. D’autres, comme le Cameroun, ont pris des mesures pour connecter les les Universités afin d’assurer les cours à distance par Internet et réduire ainsi les défaillances infrastructurelles. Le Bénin dispense comme beaucoup de pays de l’Afrique anglophone, des cours enligne avec le soutien de la Banque Mondiale. Mais aucun pays, aucun groupe de pays, à voir la liste des participants, ne semble inquiété par ce que deviendra demain l’éducation à l’heure de l’Internet.

Pourtant, un portail de développement par les technologies, bien connu sous son acronyme l’ Aedev , l’Association e-developpement, a pris le soin, en préparation à Genève 2003, de faire le point typologique de la formation à distance en Afrique.

Cette association pour objectif d’encourager l’usage des TIC dans les pays du Sud et de les mettre au service du Développement Durable. Son action, sur le terrain, concerne l’offre de services gratuits et la mise en relation Nord-Sud la veille technologique et l’évaluation et le soutien des télécentres.

A l’occasion de la préparation de Genève2003 la section formation a entrepris la mise en forme des centres de formation à ditsance en Afrique. On y accède très aisément en double-cliquant sur Formation Afrique . L’initiative mérite d’être louée puisque ce classement comporte deux composantes. La première est déjà connue. Elle reprend le compendium réalisé par l’ Intif avec la liste des centres par pays et par secteur d’activité. On le lira sur Compendium . La deuxième composante présente les portails généraux éducatifs sur l’Afrique. Il y est encore fait mention du Ciffad. Mais on a plaisir à relire la présentation de la formation à distance en Afrique lusophone, francophone et anglophone par R. Thomas dans Formation à Distance . C’est la preuve que la formation à distance en Afrique bouge,ici , à pas de tortue, là au rythme d’escargot ou de caméléon.

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