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L’ONU travaille pour les enfants, sans oublier leur droit à l’éducation

Par Thot , le 20 mai 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Du 8 au 10 mai dernier, l’Organisation des Nations Unies (ONU) s’est réunie pour une Session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée aux enfants. Des délégués de 189 pays de même que des représentants de plus de 2000 ONG y ont assisté.

Cette session visait, d’une part, à évaluer si les grands objectifs du Sommet mondial pour les enfants de 1990 avaient été atteints et, d’autre part, à concevoir un plan d’action pour les 10 prochaines années. On s’attend à ce que deux objectifs devraient avoir fait consensus lors de cette session extraordinaire : 1) que soit offert à tous les enfants du monde une éducation primaire gratuite de de la meilleure qualité d’ici 2015; et 2) que les filles aient un accès à l’éducation égal à celui des garçons d’ici 2005.

À l’ouverture de la session, le Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a annoncé «Ceci n’est pas seulement une séance spéciale pour les enfants». «Nous nous rassemblons pour le futur de l’humanité», a-t-il rappelé. Ce à quoi le chef de la délégation américaine, Tommy G. Thompson a acquiescé publiquement dans ses commentaires : l’éducation doit être vue comme la clef de voûte de ce futur.

De nombreux aspects ont été abordés lors de cette session dont la santé, la sécurité, l’autorité parentale, l’avortement, l’exploitation des enfants. Cela n’a pas rendu facile l’élaboration du plan d’action, bien que celui-ci ait été soumis aux participants avant le début des travaux. Si les États-Unis ont soulevé quelques objections sur certains points, tous les pays ont enteriné grosso modo les objectifs ayant trait à la santé et à l’éducation.

Selon le rapport

Nous, les enfants : Honorer les promesses du Sommet mondial pour les enfants

, publié l’an dernier et signé par Kofi Annan, les années 90 s’inscrivent sous le signe à la fois de pas de géants et de reculs face à la cause des enfants. Parmi les progrès notés, on a constaté qu’un plus grand nombre d’enfants allait maintenant à l’école. Un bémol cependant, 100 millions d’enfants dont 60 % de sexe féminin n’ont toujours pas accès à une éducation ne serait-ce que rudimentaire. C’est qu’environ un demi-milliard d’enfants vivent toujours dans des conditions qualifiées par la Banque Mondiale de «pauvreté extrême».

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