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Cameroun : les universités Just pour les technologies

Par Louis-Martin Essono , le 08 février 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

La révolution numérique a effectivement pris racine dans les universités camerounaises. Publiques ou privées. Ces institutions ont organisé des assises au Palais des Congrès de Yaoundé, sous la houlette du Minesup , le Ministère de l’Enseignement supérieur, dont le Ministre, Informaticien de son état a été un moteur acharné, afin d’évaluer leurs potentialités en matières de technologie. Les Journées Universitaires de la Science et de la Technologie (Just) du début du mois ont drainé plus d’un millier d’acteurs.

Les quatre objectifs des Just sont précis. Car, à l’heure où le monde avance à grandes enjambées, le Cameroun, par ses universités, doit pouvoir apporter sa contribution et montrer quelle est sa force de création et de créativité dans le domaine numérique.

Les objectifs, largement atteints aux yeux des organisateurs, visaient à :

  • Restituer et valoriser la recherche universitaire dans le cadre d’un salon et d’un ensemble de communications et de débats ;
  • Recenser les différents scénarii liés à la structuration de la recherche universitaire, scientifique et technologique ;
  • Partager l’expérience récente du partenariat entre l’Enseignement Supérieur et la Banque Mondiale et recueillir des suggestions en vue de la consolidation de ce partenariat et d’une plus grande implication du Secteur Privé
  • Partager l’expérience du partenariat entre le Minesup

Un des exposés les plus pratiques a été présenté par le Directeur de l’UIT de Douala sur l’Enseignement Technologique Universitaire au Cameroun : État des lieux et défis. Cette communication a permis de remettre en cause le statut de l’universitaire camerounais confronté à des divers problèmes que crée la donne technologique actuelle. « Face à ces nouvelles exigences, le dispositif réglementaire actuel n’apporte plus aucune solution d’avenir. En hypertrophiant un seul aspect de l’activité des enseignants dans les Établissements Technologiques de l’Enseignement Supérieur, il est à l’origine d’une profonde démotivation du corps enseignant. Ceci a pour effet pervers de faciliter l’émergence de ceux qui s’impliquent le moins dans le système (et donc qui peuvent consacrer plus de temps à une seule activité) au détriment de ceux qui supportent tout le fardeau de la gestion quotidienne de l’ensemble des missions. Cette situation est porteuse d’injustice et d’instabilité »

Les défis à relever sont en relation avec « le statut de l’enseignement supérieur technologique dans la société camerounaise, la qualité des hommes intervenant dans cet ordre d’enseignement, la capacité du système à accompagner et à accélérer le processus d’industrialisation, sa capacité à préparer la nation au choc des mutations technologiques et tout particulièrement à la révolution de l’économie de l’immatériel imposée par les technologies numériques, sa capacité à se densifier et à créer des masses critiques pour faire du Cameroun un pays du savoir.

La coopération universitaire, le partenariat avec le Ministère de la recherche, le partenariat avec l’Étranger auront été les principales conclusions de ces Just qui ont permis des expositions technologiques, des faiblesses et des recherches des moyens, la volonté et la motivation des chercheurs et des universitaires, la vulgarisation des produits. Ces journées ont permis une évaluation certaine. L’application des recommandations est attendue, pour que ce ne soit pas du folklore. La Banque Mondiale, qui a financé la réalisation de ces manifestations, devra demander et voir les résultats.

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