Articles

Figurez-vous toutes sortes de masques

Par Michel Berhin , le 02 mars 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 juillet 2011

Installé dans les vastes bâtiments de l’ancien Collège des Augustins, le Musée International du Carnaval et du Masque à Binche en Belgique- constitue le complément indispensable à la compréhension non seulement de la tradition carnavalesque européenne, mais des usages du masque dans les différentes régions du monde. Il n’est pas uniquement, comme le pense encore trop fréquemment la majorité des visiteurs qui en franchissent le seuil, un " musée des Gilles et du carnaval de Binche ". L’ampleur de ses collections est universelle". C’est par ces quelques mot que vous accueille le conservateur du musée virtuel de Binche. Binche que nous évoquons ce mercredi, alors que les Gilles auront fêté le Carnaval, la veille, jour de Mardi gras. Cette année encore, la populace en fête aura pu assister subjuguée au traditionnel jet d’oranges par les hommes emplumés, dansant au son de leurs apertintailles.

Savez-vous pourquoi l’on dit que le Mardi gras est une fête mobile ? Parce que les jours gras coïncident avec la quinquagésime. Dans le calendrier, mardi gras est lié au mercredi des Cendres, fête mobile,elle-même liée à la date de Pâques. Pâques suit immédiatement la pleine lune qui suit le 21 mars, c’est-à-dire l’équinoxe de printemps. Elle peut varier du 22 mars au 25 avril .Mardi gras et le mercredi des Cendres précédant Pâques d’une lunaison et demie sont toujours placés au moment de la nouvelle lune. Mardi gras peut donc se situer au plus tôt le 3 février et au plus tard le 9 mars.

Pas de carnaval sans masques, d’où cette association, voire même cette confusion, entre le musée du Carnaval et le musée du Masque. Sur le site de ce dernier, vous découvrirez un voyage initiatique dans le monde des masques avant de découvrir les collections présentées continent par continent. Mais vous vous laisserez aller à découvrir aussi les carnavals et les fêtes d’hiver, synthèse de rites agraires, de festivités religieuses et de pratiques sociales qui marquent la mort de l’an écoulé et le début d’une nouvelle année civile. Ces coutumes urbaines contemporaines ne font que répondre aux besoins primordiaux de l’homme : se protéger, pendant ces jours critiques, de tous les dangers réels ou fictifs qui guettent le monde ou l’imagination; c’est toujours dans l’espoir d’attirer la chance qu’il célèbre avec ferveur, faste et parfois dans des actes de dépense et de consommation, les fêtes d’hiver comme le faisaient déjà ses ancêtres.

Les enseignants seront particulièrement attentifs au fait qu’un Service Pédagogique les aide à organiser et à valoriser les visites scolaires et leur propose des visites actives et des animations.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné