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Jamais sans mon bulletin

Petite histoire des modifications apportées à la notation des élèves québécois au fil de la réforme des années 2000

Par Charles Brisson , le 29 février 2012 | Dernière mise à jour de l'article le 28 mars 2012

La réforme de l'éducation que le Québec a entrepris en 2000 avait pour grand objectif de mener au succès d'un plus grand nombre d'élèves aux niveaux primaire et secondaire.

Parmi les mesures de cette réforme, se trouvait une refonte de la méthode d'évaluation des élèves qui était basée sur l'acquisition de compétences transversales plutôt que sur la simple acquisition de connaissances. Autrement dit, on visait à évaluer la capacité à développer des comportements nécessaires à l'apprentissage tel le jugement critique ou le sens de l'organisation du travail. On a tenté de mesurer la capacité d'apprendre à apprendre.

On s'en doute, le projet a été plutôt mal accueilli par deux des parties impliquées : les enseignants et les parents. Il devenait très difficlle pour les parents de suivre l'évolution de leur enfant. Et impossible pour eux de savoir comment leur enfant se comparait à son groupe.

Après des années d'essais (et erreurs), la ministre de l'éducation a finalement annoncé en 2010 qu'un nouveau bulletin scolaire unique et universel allait plutôt être introduit. Et que celui-ci inclurerait des notes chiffrées.

Nouveau bulletin unique

Le nouveau bulletin unique, utilisé dans toutes les écoles du Québec, a été introduit pour la rentrée scolaire 2011-2012. Selon la documentation ministérielle, on le définit comme un outil de communication aux parents, clair et précis, qui présente les informations nécessaires au suivi des progrès de leur enfant.

L'année scolaire est maintenant divisée en trois grandes étapes pendant lesquelles chacune des matières est évaluée. Les deux premières étapes comptent pour 20 % (chacune) de la note finale, alors que la troisième compte pour 60%. La note de passage est fixée à 60%.

Les matières telles que l'anglais et le français sont évaluées selon trois critères : lire, écrire et communiquer oralement. Les mathématiques, par contre, sont évaluées selon deux critères : résolution une situation-problème et utilisation d'un raisonnement mathématique. Les autres matières (géographie, musique, arts plastiques, etc.) ne reçoivent qu'un seul résultat. Une note chiffrée est ainsi attribuée par le professeur ou l'enseignant pour chaque élément de connaissance. La moyenne du groupe de l'enfant est aussi indiquée.

L'évaluation des compétences transversales, qui avait été l'élément principal de l'évaluation des élèves selon le plan initial de la réforme en cour, conserve un rôle mineur dans ce nouveau bulletin unique. Ce qui est encore évalué : exercer son jugement critique, organiser son travail, communiquer et travailler en équipe.

Tous les détails du bulletin unique sont visibles sur le modèle développé par le Ministère de l'éducation, des loisirs et du sport.

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À lire au sujet de la réforme : "La réforme pour les nuls", une initiative d'un groupe d'éducateurs pour expliquer simplement et avec un humour assumé la réforme entreprise par l'État. À voir aussi, Le renouveau pédagogique tel que décrit par la Fédération des commissions scolaires du Québec.

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