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Le numérique à l’école : les éditeurs français donnent le ton

Par Louis-Martin Essono , le 27 février 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

La France abrite depuis peu un réseau de près de 1.500 établissements pilotes qui procèdent à l’expérimentation des Espaces numériques des Savoirs (ENS). On est au courant du rôle que peuvent jouer ces espaces dans le domaine de l’éducation et de l’apprentissage en particulier. Les éditeurs du multimédia français viennent ainsi de créer le groupement d’intérêt économique (GIE).

Le journal quotidien et électronique JDNet vient de montrer quelles sont les mesures que prend la France pour assurer dans les établissements scolaires et universitaires l’adhésion du numérique auprès des apprenants. Mais surtout, il dévoile comment ces espaces numériques « s’appuient sur un portail qui abrite de multiples ressources numériques, [et qui] prend fin en juin 2004. Afin de continuer à promouvoir l’usage de ces ressources numériques dans les écoles, l’Éducation nationale passe maintenant le relais aux éditeurs multimédias ».

Ces derniers ont décidé de mettre en place un groupement d’intérêt économique, baptisé le Canal Numérique des Savoirs (CNS) et créé en janvier dernier. Le journal révèle que 25 éditeurs multimédias ont adhéré à la nouvelle structure.).

En lisant cet article qui est tout de même assez rapide ; on se rend compte que le Groupe poursuivra l’exploitation du portail Internet qui héberge un catalogue d’une cinquantaine de ressources numériques (CD-Rom, bases de données vidéos à la demande, modules Flash pédagogiques manuels). Ces services interactifs couvrent l’ensemble des grandes disciplines scolaires mais sont, pour le moment, destinés exclusivement à une cible d’élèves de 4ème et de 3ème.

L’intérêt de cet article sur le rassemblement des éditeurs du multimédia réside dans les intérêts communs que poursuivent les différents corps des pays du Nord. L’esprit d’initiative et leur contribution à l’amélioration des outils didactiques leur permet d’avoir une mainmise certaine sur une partie du secteur éducatif en même temps qu’ils apparaissent comme des partenaires avec lesquels il faut compter dans la réalisation de l’appropriation des savoirs par les différents vecteurs.

De telles attitudes au Sud sont rares, où règnent non pas la concurrence, mais des blocages et le désintéressement, voire l’inertie et la consommation des produits tout préparés de l’étranger.

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