Articles

Le point sur le OpenCourseWare du MIT

Par Thot , le 31 août 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

En avril 2001, le MIT avait surpris les formateurs à distance en annonçant son intention de placer le contenu de quelque 2000 de ses cours sur le Web. Le MIT déclarait alors qu’il espérait susciter, auprès des pédagogues, un mouvement mondial de partage des connaissances et d’amélioration des méthodes d’enseignement.

Dans un mode où la plupart des établissements cherchent à réduire les budgets réservés à leurs activités Internet, cette université de pointe était désireuse de donner gratuitement, sans aucune restriction. «C’est une idée d’une grande simplicité qui n’était pas de l’ordre de l’intuition», souligne Anne Margulies, ancienne vice-doyenne et directrice générale des systèmes d’information à Harvard, aujourd’hui en charge du projet OPenCourseWare du MIT. «À cette époque, le monde restreignait l’accès à l’information à ceux qui étaient en mesure de payer.»

En septembre, le MIT va inaugurer officiellement OpenCourseWare avec 500 cours. Au cours de la phase bêta de la dernière année toutefois, l’établissement a pris de l’expérience. Par exemple, comment décourager des amateurs du Tiers-Monde de colporter des diplômes du MIT comme s’ils étaient des rabatteurs de Rolex? Malgré ce genre de problèmes, le test s’est révélé un succès. Aujourd’hui, OpenCourseWare est prêt à prendre de l’expansion en offrant des traductions de 25 cours en espagnol et en portugais grâce à une contribution d’Universia, un consortium d’universités installé à Madrid. D’autres propositions de collaboration similaire en provenance du Moyen-Orient, de l’Ukraine et de la Mongolie sont à l’étude. Le véritable défi toutefois repose sur la capacité du projet à générer ou non les communités virtuelles nécessaires au soutien des cours individuels.

«Nous aimerions voir l’émergence de communautés OpenCourseWare autogérées», confie Margulies. «Avoir ce logiciel ouvert sur le site avec l’information qui aide les gens à mettre sur pied une communauté d’apprentissage, que celle-ci soit en Namibie, en Thaïlande ou ailleurs. Voilà notre vision de départ.»

Pour l’article complet

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné