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Le bilinguisme au Québec, c’est payant!

Par Marie-France Fournier , le 11 septembre 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 13 septembre 2010

Saviez-vous qu’être bilingue au Québec peut être payant? En effet, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Guelph le fait de connaître les deux langues officielles au Québec se traduit automatiquement par un salaire plus élevé. Cependant, la situation n'est pas si rose dans les autres provinces canadiennes.


Selon les données compilées par Statistique Canada depuis 2001, les travailleuses et travailleurs du Québec parlant français et anglais bénéficient de salaires supérieurs de  7 à 8 % par raport aux salaires moyens de leur métier et ce, même s’ils n’utilisent qu’une seule langue au travail.

Les employeurs sont encore plus généreux si la personne doit parler les deux langues officielles dans ses fonctions. On voit alors les salaires grimper de 14 % pour les hommes et 7 % pour les femmes. Etre un travailleur masculin bilingue constitue donc une situation enviable au Québec.

Pourquoi cette différence?

Il y a bien entendu des raisons pour lesquelles les employeurs majorent ainsi les salaires et celles-ci sont beaucoup plus sociales que professionnelles. En effet, le Dr. Louis Christofides, directeurs de la faculté d’économie de l’université de Cyprus dit que l’influence provient de qualités supposées chez l'employé(e) telles que :

  • Una sensibilité à la culture de l'autre
  • Une inclination à l’éducation
  • Un penchant pour les choses bien faites

Cependant, au Québec, la raison principale de cette majoration des salaires réside dans la demande des marchés professionnels.

Et dans les autres provinces?

Pour leur part, les autres provinces canadiennes n’accordent pas autant d’importance au bilinguisme (même si la majoration de salaire existe, elle est moins importante), car la langue parlée est majoritairement l’anglais. Le gouvernement canadien devrait cependant valoriser la connaissance des deux langues officielles partout au Canada et ainsi augmenter les capacités des entreprises canadiennes à faire des affaires à l’international en français et en anglais.

Qu’à cela ne tienne, les étudiants québécois qui apprennent les deux langues officielles ne pourront que profiter de ces connaissances, qui leur permettront de mieux gagner leur vie lorsqu’ils seront sur le marché du travail. Le bilinguisme est également perçu comme un atout précieux pour "construire la société canadienne et servir d'exemple aux pays déchirés par des querelles ethniques, religieuses ou linguistiques".


Bilingualism pays, study finds. The Globe and Mail, 30 août 2010

The Economic Returns to a Second Official Language: English in Quebec and French in the Rest-of-Canada. Louis N. Christophides, Robert Swidinsky, Juin 2008 (pdf)

Photo : fussball_89, Flickr, licence CC.



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