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La créativité dans le financement éducatif : technologies et réaffectation des ressources

L’usage des technologies qui s’autofinance

Par Denys Lamontagne , le 03 juin 2013 | Dernière mise à jour de l'article le 25 juillet 2013

Les lauréats du prix des meilleurs superintendants technophiles (écoles de niveau secondaire) aux États-Unis ont participé à une série de wébinaires en mars, où ils ont partagé les clés de leurs succès dans l’implantation des technologies dans leurs écoles.

La séquence des actions qui semble faire consensus commence par une vision articulée de comment les technologies peuvent supporter les apprentissages des étudiants et ensuite seulement on discutera de comment on s’y prendra.

Commencer par la fin

En d’autres termes, les meneurs se concentrent sur les buts d’apprentissage à atteindre et ensuite développent leur vision technologique en vue de leur atteinte.  Ce qui mène souvent dans les faits à remettre en question les présuppositions de «comment les étudiants apprennent».

Quand le but est fixé et que tous sont d’accord il devient alors plus facile de mobiliser chacun à y collaborer peu importe son rôle. Mais au delà du but et de l’accord, deux autres éléments sont nécessaires : une infrastructure technologique correspondant à l’envergure des objectifs (bande passante suffisante, réseau sans-fil robuste, etc) et le support des partenaires à tous les niveaux, formation et suivi.

Du financement à trouver

Quand un district scolaire se fixe des objectifs comme «une réduction du décrochage scolaire de 10 %» ou tente de répondre aux nouvelles exigences des autorités de l’éducation, une enveloppe budgétaire est souvent allouée, mais toujours insuffisante pour couvrir les besoins autour des technologies. Aussi, tous ont innové dans la poursuite de leurs objectifs dans ce contexte.

Quelques exemples :

  • La formation traditionnelle des professeurs est coûteuse et difficile à programmer ? On aura produit des vidéos de formation spécifiques que tous peuvent suivre selon leur horaire et peuvent discuter; il est difficile et coûteux de déplacer plusieurs professeurs à la fois ? On recycle un autobus scolaire en laboratoire mobile de formation, etc.
     
  • En s’engageant avec les technologies, certaines ressources comme l’achat de manuels scolaires sont graduellement détournées vers les manuels numériques et entraînent des économies substantielles.
     
  • La décision d’encourager les étudiants à apporter leurs propres appareils rend plus accessible des virages technologiques sans avoir à payer pour chaque élève. En assouplissant une seule politique administrative, des économies importantes sont réalisés.
     
  • L’implantation d’un système de gestion des impressions permet d’économiser des milliers de dollars à chaque mois, argent qui peut être réinvesti.  



En informant les décideurs des économies réellement réalisées à chaque étape, ceux-ci sont alors encouragés à continuer de financer les technologies. Ce n’est pas gratuit, mais ça donne des résultats.  Combien d’argent est économisé pour un décrocheur qui ne décroche pas ? Pour un étudiant qui obtient son diplôme sans redoubler d’année ?

Le nombre de postes budgétaires qu’il est possible d’influencer est surprenant, mais il faut pouvoir le mesurer.

Ce qui ressort est qu’en habilitant les participants, administrateurs, professeurs et étudiants à faire face aux défis, quels qu'ils soient, les changements deviennent alors possible.

Référence

«Tech-savvy superintendents share keys to their success» dans eSchool News - avril 2013
http://www.eclassroomnews.com/2013/04/23/tech-savvy-superintendents-share-keys-to-their-success/?

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