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Le Cameroun met de l’ordre dans ses NTIC. -

Par Louis-Martin Essono , le 10 décembre 2000 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les objectifs de cette décision

Pour éviter que ne s’installe le désordre observé dans quelques pays voisins, et dans le but de préparer positivement l’insertion des NTIC dans les moeurs camerounaises, le Cameroun avait lentement, mais progressivement intégré l’outil Internet dans son administration.

Le ministère de l’Economie et des Finances a été l’un des premiers établissements ministériel à bénéficier d’une connexion sur le réseau pour traiter les salaires et ouvrir le Cameroun sur le monde grâce au Cenadi, le Centre National du Développement de l’Informatique. De même, la Camnet, qui gère jusqu’à présent toute les communications internationales, est devenue une société qui va bientôt être cédée à Télécel, un consortium sud-africain, déjà choisi comme adjucataire.

Pour harmoniser cette entrée effective et officielle de son pays dans le réseau des réseaux, le Cameroun cherche à atteindre un double objectif :

  • accélérer l’entrée directe et sans escale du Cameroun dans la société de l’Information du troisième millénaire;
  • prévenir la fracture numérique entre riches et pauvres au niveau national et international et promouvoir la construction d’une Société de l’information et du savoir pour tous.

Méthodologie gouvernementale

La méthode préconisée par le Gouvernement est de prendre pour point de départ

et pour base d’action, un très fort engagement du Gouvernement dont le rôle est d’impulser, d’accompagner, soutenir et faciliter l’action de tous les acteurs économiques, sociaux et culturel à travers un programme axé sur des priorités fondamentales

pour la mise en oeuvre desquelles d’importantes ressources humaines devront être formées et d’importants moyens financiers mobilisés aux niveaux national, international, public et privé.

Le ministère de la Recherche scientifique est chargé par le Premier Ministre de piloter ce dossier. Il faut s’attendre à ce que la Santé occupe une place prépondérante dans cette entreprise. Le secteur éducatif ne devrait pas être oublié, du moins en vertu des promesses faites au FMI et à la Banque Mondiale en janvier dernier lors d’un séminaire tenu au Cameroun par ces partenaires.

À cet effet, si le ministère de l’Enseignement supérieur s’engage à entrer sous peu dans le réseau, le Centre National des Nouvelles Technologies initié par l’ Université de Yaoundé 1, réseau des universités camerounaises, commence à prendre forme. De fait, comme toutes les bibliothèques camerounaises, et sans être vraiment en ligne, la bibliothèque Centrale universitaire-Université de Yaoundé I figure enfin dans le réseau parce qu’hébergée par la BIEF, la Bibliothèque Internationale francophone de l’ Agence de la Francophonie.

Le Cameroun demeure un des pays où le téléphone est encore un luxe. Le coût de l’impulsion y est très élevé, ce qui réduit l’utilisation de cet instrument. Son usage pour Internet y est interdit (saturation des lignes) et peut faire l’objet de poursuites judiciaires.

Pendant ce temps, l’enseignement à distance à l’école primaire, dans les lycées et dans les six universités d’État, la consultation des bibliothèques virtuelles et la facilitation des fréquentations des cybercafés par les enseignants et les chercheurs d’emploi représentent un impératif prioritaire pour l’État camerounais qui souhaite véritablement atteindre les objectifs fixés pour le secteur éducatif.

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