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La francophonie initie l’Afrique aux NTIC en éducation. -

Par Louis-Martin Essono , le 17 juin 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les TICE, une réalité nouvelle pour l’Afrique

Dans de nombreux pays développés, les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE) sont devenues une réalité banale. Des politiques nouvelles sont établies pour les normaliser et les développer davantage. En effet, dans le cadre des recommandations édictées au niveau national et au niveau international, en particulier celui de l’Union Européenne, Français, Britanniques, voire Canadiens se concertent pour mettre sur pied des orientations institutionnelles qui canalisent et normalisent les TICE.

Les Français se réfèrent, pour cela, aux principales recommandations de la MTIC (Mission aux Technologies de l’Information et de la Communication auprès du Premier Ministre) concernant les standards : MTIC. Le discours du ministre français de l’Éducation, Jack Lang, le 23 avril dernier sur les orientations pédagogiques pour l’enseignement supérieur donne aussi un éclairage suffisamment éloquent sur le sujet.

Il y a aussi lieu de noter l’importance que l’Union Européenne accorde à ce domaine. En effet, révèle educnet,

le document de présentation de l’Union Européenne porte sur le e-learning, c’est-à-dire à l’éducation de demain.

Les Canadiens ne sont pas en reste puisqu’un cadre rigoureux a été produit par le gouvernement québécois. On le lira, en ligne sur autoroute.

L’Afrique francophone à l’école des TICE

Soucieux de ne pas rater le train de la mondialisation pour laquelle beaucoup commencent à prendre de l’intérêt, plusieurs pays se sont réunis à Dakar du 11 au 15 juin derniers lors d’un séminaire consacré aux TIC dans l’éducation en Afrique francophone. Y ont pris part, des représentants d’établissements de formation, du corps enseignant, des ministères chargés de l’éducation et des réseaux d’institutions professionnelles du Sénégal, du Togo, de Guinée, du Burkina Faso, du Bénin, du Mali, de Madagascar, du Niger et du Tchad.

Le thème du séminaire s’articulait autour des

applications de la télématique dans l’éducation en Afrique francophone : créer des réseaux d’apprentissage pour les éducateurs africains.

Un séminaire de plus?

Cette manifestation a été organisée par l’ Unesco

dans le cadre d’un nouveau programme TIC pour les systèmes éducatifs africains.

On se rappellera qu’un séminaire similaire avait déjà été organisé à Kampala, en Ouganda, au début de l’année, pour les pays de l’Afrique anglophone. Le représentant du Bénin, Justin Mahougna Dongbethou, inspecteur de l’enseignement du premier degré, a indiqué que

la plupart des projets, sauf pour les écoles privées, sont menés dans le cadre de la coopération entre son pays et les pays ou organismes d’aide au développement.

De même, la Guinée-Conakry a entrepris une expérimentation des TIC à l’école, grâce au soutien de l’USAID (Organisme de coopération du gouvernement américain). Les participants, techniciens et administrateurs devront avoir les moyens d’action nécessaires pour réaliser les concepts acquis et faciliter la prise des décisions menant à leur concrétisation effective. Les connaissances accumulées lors de ces rencontres moisissent trop souvent dans les documents rapportés qui, une fois dans les tiroirs, n’en ressortent que... pour la préparation d’un prochain séminaire sur le même sujet.

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