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Le portfolio numérique : la démarche d’apprentissage du futur

Par Martine Jaudeau , le 04 mai 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Aujourd’hui, avec les progrès technologiques appliqués à l’éducation, les enfants australiens créent leur portfolio numérique personnel dès l’école primaire.

Les références papier, pour des emplois impliquant des compétences particulièrement, appartiendront bientôt au passé.

Elizabeth Hartnell-Young, chercheur au département des systèmes d’information de l’université de Melbourne, en parle dans son livre Digital Professional Portfolios for Change :

«Nous devons être davantage responsables de notre vie. Vous ne ferez plus les mêmes choses pendant 30 ans pour recevoir une montre en or. Vous aurez un portfolio d’emplois. Donc nous ne parlons plus seulement de «voici comment vous faites votre travail» mais de «voici comment vous compilez et présentez votre travail».

Selon Patrick Green, enseignant du primaire et coordinateur en ressources technologiques dans le programme pilote «Project-based Learning" de l’école internationale de Hong-Kong : «nous en sommes encore à apprendre comment faire et nous pouvons faire beaucoup mieux. Pour que les élèves s’approprient leur propre apprentissage, nous devons les responsabiliser.»

L’idée d’apprentissage par projet n’est pas nouvelle. L’apprentissage par projet numérique de Green est très structuré, choisi au sein d’une discipline, et surtout il est présenté sous forme numérique à la classe entière, avec des évaluations durant tout le processus.

Hartnell-Young caractérise cette approche comme «des cadres éducatifs solides contenant des espaces vides».

Ainsi, les enfants sont évalués sur leur capacité à la recherche et au travail d’équipe. Créer un portfolio numérique est donc un apprentissage en soi, très différent de son contenu.

Green affirme que ce sont les élèves qui pilotent leur propre apprentissage, avec leurs objectifs et visées personnelles. Et si nous disions «vous évaluez le degré de votre réussite et ce que vous pourriez faire mieux la prochaine fois ?». Les portfolios numériques aident les enfants à s’organiser. Ce sont là des habiletés utiles dans la vie. Comment nous apprenons est aussi important que ce que nous avons appris.

Selon les descriptions de Green et d’Hartnell-Young, le processus de création d’un portfolio numérique est bien plus profond que du e-learning centré sur le contenu. Les élèves sont encouragés à utiliser les outils technologiques parce qu’ils ont à rechercher, composer et présenter l’information -- une démarche très similaire à celle de l’apprentissage des connaissances dans la vie réelle.

Le système éducatif, en Australie et ailleurs, se doit de transmettre non seulement du savoir, mais les élèves doivent aussi acquérir les compétences matérialisées par leur portfolio numérique : savoir rechercher, collaborer et rendre compte. Ils trouveront plus facilement leur place dans la société de l’information.

Pour l’article au complet : The future of show and tell par Eric Wilson, The Sydney Morning Herald, 3 mai 2004.

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