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Côte d’Ivoire : Les TIC dans un cadre légal et pour la création de 5000 emplois

Par Louis-Martin Essono , le 06 août 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’importance des Tic dans le développement des pays africains devient une réalité certaine puisque plusieurs États comme le Cameroun, le Sénégal, la Tunisie ont déjà légalisé l’utilisation des nouvelles technologies. Loin de laisser se secteur débridé, le législateur, à l’instar de ce qui se passe ailleurs, est orienté vers les domaines de prédilection et de développement comme l’agriculture et l’industrie ainsi que cela se déroule avec bonheur en Île Maurice.

À cet effet, révèle le journal ivoirien Le patriote repris par allafrica.com , la Côte d’Ivoire s’apprête à se doter à Grand-Bassam, d’une zone franche spécifiquement dédiée à la biotechnologie et aux technologies de l’information et de la communication ». Sur instruction du Président de la République, l’étude de ce dossier avait été confiée un comité que dirigeait le conseiller spécial du Président de la République chargé des NTIC. Le parlement, après analyse par la commission des affaires économiques et financières a adopté cette proposition de loi faisant désormais entrer les Tic dans un cadre institutionnel.

Par cette adoption, la Côte d’Ivoire pourra enfin intégrer le marché mondial des TIC qui, annonce l’article estimé à 2 millions de milliards de francs CFA et celui de la biotechnologie estimé à 1,4 million de milliards de francs CFA

Selon cette publication, la présence de la zone franche dans la région de Grand Bassam va permettre la création de près de 5000 nouveaux emplois. Elle facilitera aussi l’accès de la Côte d’Ivoire aux produits de la biotechnologie et des NTIC.

Il faut signaler que la Côte d’Ivoire a pris exemple des pays comme le Costa Rica, le Canada, la Tunisie et l’Inde. L’Inde semble d’ailleurs très engagée dans la réalisation du projet. Qu’il financera à près de 97 milliards de francs.

Le journal annonce également que cette zone franche permettra de revaloriser la formation et la recherche, de renforcer la compétitivité des entreprises locales, de produire et exporter les nouvelles technologies. En effet, lit-on,

la zone franche est une véritable plate-forme pour le transfert de technologie des pays développés vers les pays en développement. Les firmes internationales pourront produire sur celle de la Côte d’Ivoire, du matériel technologique (assemblages d’ordinateurs, téléphones cellulaires), des logiciels et progiciels, de l’audiovisuel. D’ores et déjà, Microsoft et Oracle sont disposées à y installer leurs pôles sous régionaux de pôles sous régionaux de production.

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