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ADEA : Les difficiles recommandations d’Abuja en faveur des TIC à l’école

Par Louis-Martin Essono , le 13 août 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Thot avait annoncé, il y a 15 jours, la tenue de ces assises nigérianes chargées d’introduire les Tic à l’école africaine. 450 participants ont réfléchi sur le futur de l’éducation qui doit désormais intégrer les TIC dans les programmes maternels, scolaires et universitaires. La quinzaine de pays présents au Nigeria ont fait des recommandations dont l’opérationnalité semble très difficile si les pays n’y associent leur volonté politique.

Que ce soit l’Angola ou le Burkina, l’amer constat est l’impossibilité des Africains à accéder à l’outil technologique puisque à peine Une personne sur 160 en Afrique de l’Ouest peut taper sur un clavier d’ordinateur. De plus, observe-t-on à Abuja, seulement 5% des familles en Afrique possèdent des ordinateurs contre 85% au Nord Pour M. R. Ouédraogo, ministre burkinabé des Enseignement de base et de l’Alphabétisation, la fracture numérique, fossé technologique, représentent les principaux maux et les mots qui caractérisent la situation des TIC en Afrique. Cette situation provoque une série de grandes questions qui baliseront véritablement l’insertion de ces outils à l’école.

Des blocages semblent demeurer également les mêmes qui longtemps été ressassés. Parmi les plus récurrents, n énumère la résistance culturelle à adopter de nouveaux comportements, les coûts encore très élevés des équipements, les problèmes d’accès au réseau, le manque d’infrastructures comme l’énergie, et le manque de politiques cohérentes en matière de TIC.

Le journal burkinabé L’Observateur Paalga , écrit dans un article repris par allafrica , résume ainsi l’ensemble de ce questionnement.

Quelle est la situation des TIC en Afrique ? Pourquoi les intégrer dans l’éducation ? Comment les intégrer dans l’éducation ? C’est en réponse à ces multiples questions que les experts en éducation et ceux en TIC se sont retrouvés à Abuja afin d’apporter des éclairages à la conférence des ministres. La situation des TIC en Afrique est le reflet du développement économique du continent.

Malgré ces difficultés, l’Adea a reconnu le rôle potentiel des TIC dans le développement de l’éducation en Afrique et a convenu de la nécessité d’élaborer des politiques cohérentes pour l’application des TIC dans l’éducation. L’appel à la communauté internationale est réédité et se justifie par le fait que les TIC facilitent l’accès au savoir et la mise en oeuvre des stratégies d’enseignement-apprentissage. De plus, l’engouement des TICE poursuit le 6ème objectif de l’EPT qui vise à

améliorer sous tous les aspects la qualité de l’éducation, dans le souci d’excellence, de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables, notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture, le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante

; cette intégration des TIC dans l’Éducation augmente les chances d’atteindre les objectifs de l’EPT

L’usage des TIC a été reconnue en outre par la conférence d’Abuja comme intrant de qualité, conformément au sixième objectif de Éducation pour tous EPT. Aussi, Face à la croissance démographique actuelle et à l’impératif de garantir une éducation pour tous, l’intégration.

Outre les questions financières subséquentes, Abuja s’est interrogé sur les questions d’équité, afin d’éviter aux TIC de renforcer les inégalités existantes, mais de les réduire. On a souhaité la nécessité de constituer une expertise technique et pédagogique et d’inclure les TIC dans le programme de formation des enseignants ; la nécessité de formuler des politiques pour appuyer le développement des TIC et celui de l’enseignement à distance et de l’apprentissage libre (EDAL) Des solutions aux multiples questions ont été proposées à la rencontre d’Abuja et que le lecteur peut aisément lire dans l’article cité.

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