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Tunisie : prendre soin de l’archivage électronique

Par Louis-Martin Essono , le 16 juin 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Demeurés longtemps comme les peuples où fleurit l’oralité, les pays africains ont longtemps négligé le problème de l’archivage. A tel point que, très souvent, les chercheurs, les étudiants, les médias recourent aux anciennes métropoles pour retrouver des éléments historiques et des événements nationaux nécessaires à la compréhension du présent. Certes, les archives nationales ont été créées pour l’imprimé, mais aujourd’hui et ce, depuis une dizaine d’années, la radio, la télévision et tout autre support média se diversifient et se modernisent et rendent inutilisables les supports antérieurs déjà recyclés.

L’archivage électronique comporte de nombreux avantages dont veut bénéficier la Tunisie en s’assurant l’exigence d’authenticité et d’accessibilité des documents dans la durée :

facilité des transactions commerciales et administratives, rapidité du stockage des données avec absence de tout problème d’espace, possibilité d’être en contact permanent avec l’administration ou l’entreprise sans avoir besoin de se déplacer...

Au cours de ce séminaire, quelques difficultés ont été signalées, notamment les changements relatifs aux politiques menées en matière de numérisation et de mise à disposition des fonds d’archives sur les réseaux. D’où la nécessité de la création de «réseaux sécurisés pour accueillir en continu les flux de données et la systématisation de plates-formes d’archivage électronique en profitant des infrastructures déjà existantes».

Une autre exigence pour la mise en place des archives électroniques concerne la fiabilité et la sécurité afin de se conformer à l’intégrité du document d’origine et à la fidélité aux copies originales, mais aussi à la durabilité, la disponibilité et l’accessibilité.

S’il paraît normal de respecter les normes de l’archivistique, il n’est pas certain que celles-ci soient réellement vulgarisées. Il est donc utile de voir les centres de documentation numérisée après un recensement exhaustif des documents imprimés, radiophonique, télévisuels ou numériques existant dans un pays et en faire une description capable de conduire à une bonne exploitation dans les bibliothèques et autre centres de ressources documentaires et dans les archives.

Les applications pédagogiques pourraient bénéficier de telles structures si elles sont mises en réseau ou même si elles existent localement. L’informatisation et la numérisation des écoles, des universités, des archives et des bibliothèques est bien plus profonde que de pourvoir des établissements scolaires d’ordinateurs et de faire du bruit.

Les Archives nationales de Tunisie .

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