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Mali : une université virtuelle pour la santé

Par Louis-Martin Essono , le 28 juin 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 16 novembre 2011

Le système éducatif malien et celui de plusieurs pays africains connaîtront sous peu une grande révolution dans le mode d’enseignement à travers les technologies éducatives. Cette semaine, la fondation Pathfinder pour l’éducation et le développement (FPED), créée par le Malien de la Nasa, Cheick Modibo Diarra et la Fondation pour l’innovation politique de France ( FIPF) ont mis sur pied une université virtuelle pour la santé. Cette université devra fonctionner en ligne pour l’ensemble des enseignements impliqués dans les problèmes de la santé.

Les activités du centre de formation à distance ont d’ailleurs déjà commencé à l’École nationale d’ingénieurs. Pour le journal l’Essor qui a publié la nouvelle, l’ouverture de cette université virtuelle est la phase pilote d’un vaste projet d’enseignement à distance qui s’étendra à d’autres pays francophones d’Afrique, notamment le Bénin, le Cameroun, le Congo, la Mauritanie, le Sénégal, l’Asie.

Actuellement, l’expérimentation s’effectue au niveau du Mali et du Burkina Faso. Selon les responsables de cette institution, « les centres informatiques sont regroupés au sein de l’Université numérique francophone mondiale ( UNFM). Ils auront pour mission de renforcer les acquis de nos spécialistes en santé, en leur offrant de nouvelles informations et connaissances, dans un domaine en proie à des mutations profondes. »

L’Université va accueillir 19 étudiants issus des services de santé. Ils auront à recevoir des paramètres de la prévention et de la lutte contre les maladies, à travers une formation modulaire qui a commencé le 22 juin. Ils auront à acquérir la démarche diagnostique et thérapeutique en vaccinologie et devront également étudier le sida sous l’angle de la réduction de la transmission de la mère à l’enfant.

Selon le journal, les cours seront dispensés en direct grâce à des installations satellitaires mises à la disposition de l’ENI. Ces équipements comprennent, entre autres, une antenne parabolique, des micro-ordinateurs et autres accessoires. De telles actions sont salutaires pour l’Afrique entière surtout qu’elles impliquent une coopération régionale et internationale. Elles soulagent les populations et apportent l’expertise extérieure avec la participation des Africains eux-mêmes. La formation des personnels par les nouveaux outils constitue enfin une heureuse méthodologie de transfert dont bénéficieront les populations. Par ailleurs, la mise en chantier de ce genre d’entreprise est la preuve que la formation à distance s’impose de plus en plus en Afrique et que les initiatives fonctionnelles et les sacrifices consentis valent bien mieux que l’enrichissement personnel et le dépôt des devises dans des banques européennes. 

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