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Francophonie à Bamako 2002 : M. Boutros Boutros s’engage contre la fracture numérique

Par Louis-Martin Essono , le 01 juin 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’intervention du Secrétaire Général de la Francophonie a été longuement ovationnée, à cause du contenu d’un discours qui comportait des annonces propres à encourager les pays du Sud à oeuvrer dans l’insertion et dans l’utilisation des technologies éducatives. Il a été curieux et agréable de voir et d’entendre à Bamako les grands organismes internationaux converger dans leurs déclarations. Elles revenaient essentiellement à demander à l’Afrique de prendre des initiatives nationales et d’être assurée de leur soutien. Tel a été le message de l’Unesco, de l’Union Européenne, de l’IUT et même d’Alcatel.

M. Boutros s’est engagé plus en avant, heureux d’être à Bamako pour préparer avec les Africains, le Sommet mondial sur la Société de l’Information. C’est cette société qui révolutionne nos modes de produire et de consommer, mais aussi nos modes de penser et d’agir, en ouvrant à la jeunesse des perspectives nouvelles. C’est la raison pour laquelle la Francophonie sera

aux côtés de l’Afrique afin d’apporter son regard et sa contribution aux travaux du Sommet

; la preuve étant, outre l’organisation et l’animation des rencontres thématiques de Bamako 2002, l’appui financier apporté à la conférence.

Cette prise de position est traditionnelle , l’Agence ayant d’une part adopté, à Cotonou, une résolution sur la Société de l’Information, et d’autre part, ayant organisé en 1997 la Conférence des Ministres francophones chargés des Inforoutes. Grâce à un ensemble d’orientations et d’études voire un état des lieux disponibles à la Francophonie, Boutros a annoncé que son Organisme a pris un certain nombre d’engagements pour le développement des technologies d’information et de communication :

  • favoriser l’accès des Tic et leur appropriation à travers l’équipement des lieux publics et des activités de formation;
  • promouvoir la diversité linguistique et culturelle, en faisant notamment leur place aux langues africaines par un appui à la création des contenus;
  • développer la présence et la solidarité francophones des réseaux, mais également la concertation dans les institutions spécialisées et les forums internationaux

Parmi les orientations de la Francophonie qui doivent contribuer à la réduction de la fracture numérique, M. Boutros Boutros a considéré le combat contre la disparité et la valorisation de la diversité comme un défi africain à relever. D’où la nécessité du partage des savoirs, du respect du plurilinguisme, de la capacité du monde à vivre à l’école de la pluralité. Une école qui demande à être installée, à être soutenue, à être massifiée et démocratisée. Ce discours a été hautement apprécié par les observateurs qui s’attendent maintenant à voir les faits déjà présents et réalisés par l’Agence de la Francophonie renforcés.

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