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Cameroun : pour les technologies en réseau et la formation à distance au lycée

Par Louis-Martin Essono , le 08 juin 2003 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Il y a deux bonnes années, le président de la République du Cameroun avait pris l’option d’intégrer la jeunesse de son pays dans la mondialisation en lui octroyant la possibilité de prendre part à la compétition au niveau international. Il avait ainsi inauguré le même jour, rapportait Thot , deux centres multimédia dans les plus grands lycées de Yaoundé où le phénomène de l’Internet et de l’enseignement par le multimédia prend de l’ampleur.

La volonté présidentielle s’est révélé si forte que, dans la réglementation, il a été mis sur pied une structure oeuvrant à l’implémentation des Tic au Cameroun. Thot avait aussi présenté l’ANTIC, dont on attend encore la nomination des responsables en vue de son applicabilité effective.

Le trop plein d’élèves dans l’enseignement présentiel a amené le couple présidentiel et le minitère de l’Education à lancer une école qui utilise la formation à distance par le biais des Tic. L’objectif vise une ambition politique et pédagogique.

Au plan politique et social, la formation par les Tic renforce l’unité du pays, lutte contre les inégalités et favorise la promotion sociale. Au plan pédagogique, la formation de la jeunesse et l’intégration massive à la vie de la nation favorise le développement ; elle concourt ainsi à la promotion du savoir grâce à l’extension des plates-formes disséminées sur l’ensemble du territoire. Cette voie concourt aussi à la valorisation de l’enseignant dans le cadre d’un projet pédagogique cohérent.

Cette mise en oeuvre est rélisée dans le cadre du Cameduc , un portail, déjà ancien, mais très peu connu. Sa visibilité, qui tarde à s’imposer, s’élabore pourtant avec la collaboration technique du Cfa célèbre pour ses réalisations.

Cameduc va en effet se réaliser en trois phases bien précises :

  • créer et mettre en place des centres de ressources pour l’initiation à l’informatique et à l’Internet au profit de l’enseignement
  • recevoir et partager l’information avec les différents centres de ressources déjà équipés en liaison aves les sites extérieurs pour favoriser la formation à distance et l’accès à des contenus éducatifs ;
  • procéder à l’interactivité et mettre en place une formation à distance permanente et accessible à toutes les ressources qu’offrent les Tic, en l’occurrence la santé, l’économie, les langues, etc.

Il faut espérer que cette nouvelle tentative sera la bonne. Plusieurs lycées de la République sont connectés. Chaque province compte minimalement quatre établissements reliés au réseau. Mais, l’espoir demeure pour la formation des personnels devant opérationnaliser ce projet, la déperdition des jeunes en fin de formation et amenés à s’orienter vers des horizons bien divers. Cameduc existe en vue d’initier les jeunes, de les orienter et de les guider en même temps qu’il doit définir les axes de recherches et enrichir une pédagogie qui doit se mettre en oeuvre par de nouvelles approches éducatives.

La sélection de ces personnels, le contenu des enseignements encore étrangers, les modalités d’évaluation, l’intégration des jeunes ayant suivi ce mode d’enseignement, rien de tout cela n’a encore été explicité. C’est le noeud de l’affaire.

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