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La FÀD en Afrique : le Réseau régional d’information et communication pour l’Afrique. À l’action

Par Louis-Martin Essono , le 03 juillet 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’ ADEA , l’ Unesco, l’ AUF et l’ AIF proposent, depuis des années, des stratégies pour asseoir l’enseignement à distance en Afrique. La réflexion, aujourd’hui encore, se poursuit au regard des statistiques actuelles selon lesquelles les enfants africains n’ont plus la possibilité d’aller à l’école. C’est pourquoi, en mai 2002, - Le BREDA , le Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation en Afrique a abrité, deux jours durant, un atelier régional sur la

politique nationale de formation à distance et rôle des TIC : conception, mise en place et gestion

. Cet atelier était organisé par le RINAF , le Réseau régional d’information et communication pour l’Afrique.

L’objectif global de l’atelier visait la conception, la mise en oeuvre et la gestion de la politique nationale de FAD dans l’enseignement supérieur par les TICE dans une optique de mutualisation et de convergence au niveau national, sous-régional et régional. Destiné aux décideurs, spécialistes ou parties prenantes en matière de politique éducative dans l’enseignement supérieur et notamment de FAD, l’atelier a eu pour objectifs de :

  • familiariser les participants avec les principes, approches, méthodes, modèles et outils de conception, de planification, de mise en place et de gestion de la FAD privilégiant les TICE;
  • acquérir la démarche et les compétences nécessaires à la conduite des projets visant l’élaboration d’un document de politique nationale;
  • partager l’expérience des pays, réseaux de pays ou d’institutions en matière d’intégration réussie des TICE dans la FAD, incluant l’évaluation critique des programmes et cursus;
  • s’informer des expériences et projets similaires ou associés existant au niveau des réseaux de FAD et du partenariat multilatéral dans la région et ailleurs;
  • mettre en place un réseau de travail collaboratif en FAD entre les participants et institutions partenaires en vue de renforcer et d’accélérer la synergie, la cohérence et la convergence entre les diverses actions entreprises en la matière comme la Chaire UNESCO en FAD de Lomé, l’UNESCO-BREDA knowledge base group ", le Groupe d’intérêt et Projet FAD du RINAF, les initiatives et actions ADEA en FAD, projets de l’Université pour le Futur Africain en FAD, actions NPDA en FAD, Campus numériques AUF, Université Virtuelle Africaine de la Banque mondiale, etc.)

Le RINAF a paru un instrument privilégié pour l’avènement de la société du savoir en Afrique. A ce titre, il a inscrit dans ses priorités le développement de la formation et de l’éducation à distance en tant que facteur déterminant dans l’amélioration fondamentale de l’accessibilité et la qualité des systèmes éducatifs africains, composante et acteur essentiels de la société et de l’économie à base de connaissance ambitionnées. Pour y parvenir, le RINAF a mis en place depuis deux ans un projet de FAD, connu sous le nom de Projet 7 du RINAF, et un Groupe d’intérêt sur la FAD a été créé en septembre 2001 à Accra.

Face à la prolifération des projets et cursus de FAD où les promoteurs et les acteurs de terrains, souvent, s’enrichissent plus qu’ils ne développent l’éducation, le RINAF estime primordial aujourd’hui pour chaque pays, de bien circonscrire ses choix fondamentaux, définir la stratégie et les facteurs de réussite bref d’élaborer la politique globale de la FAD privilégiant en l’occurrence l’utilisation et l’intégration judicieuses des NTIC pour l’enseignement (TICE) en vue de répondre à la demande sociale d’accès, de qualité et de diversification de l’enseignement supérieur. La contextualisation des projets concrets de FAD se fera alors dans le cadre et sur la base de cette politique nationale.

Le projet éducation et formation à distance (FAD) du RINAF s’inscrit dans cette perspective. L’atelier réalisé se situe également dans cette optique ainsi que dans une démarche sous-régionale visant à mutualiser et systématiser des pratiques nationales en matière de politique de FAD et d’impact des TICE pour favoriser une synergie plus large au niveau africain. Il s’agit sans doute d’un ènième atelier dont les résultats, toujours, se feront longtemps attendre.

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