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Universités virtuelles : l’AUF propose des solutions à Bamako

Par Louis-Martin Essono , le 01 juin 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’ AUF a organisé une table-ronde en prélude à la Conférence de Bamako 2002. Le thème de la rencontre a porté sur la diversité culturelle et l’appropriation des savoirs : l’Afrique en question. Des débats très enrichissants ont suivi cette discussion qui ont abouti à des recommandations. Les participants, après avoir reconnu que la communauté universitaire de l’Afrique a le devoir d’affirmer sa présence et sa spécificité au sein de la communauté scientifique internationale. Ils ont aussi admis que la production, la transmission la conservation et la diffusion du savoir représentent des enjeux nécessitant l’intervention des Tics pour leur libre accès et que les universités africaines doivent s’approprier les technologies nouvelles.

C’est pourquoi, parmi les conclusions, les participants ont recommandé, outre la production et la valorisation de contenus scientifiques techniques et culturels endogènes sous format électronique, la mise en oeuvre, sur le continent africain, d’un vaste plan de formation de formateurs destinés à enraciner de nouvelles pratiques pédagogiques utilisant les technologies de l’information et de la communication.

Bien que s’intéressant institutionnellement de l’enseignement supérieur, les séminaristes ayant pris part à la rencontre de l’ AUFont aussi recommandé " l’introduction des technologies de l’information et de la communication dans tous les ordres d’enseignement ", y compris l’enseignement primaire et secondaire en tenant compte des spécificités africaines dans l’élaboration des nouveaux modèles d’apprentissage et en recourant à l’expertise universitaire.

En souhaitant voir la réduction des coûts de téléphone et des équipements informatique, les participants ont fortement recommandé la mise en place de partenariat inter-universitaires dans l’axe Nord-Sud et dans l’axe Sud-Sud par le déploiement des dispositifs de formations ouvertes et à distance en Afrique.

En Afrique, la formation à distance, par l’imprimé, les cassettes audio ou video et même par les Ntic semble être la voie idéale et recommandée pour favoriser l’enseignement. Si le Résafad agit encore seulement dans les pays de l’Afrique de l’Ouest où il apporte de nombreux résultats unanimement appréciés, l’ AUF est bien connu dans toutes les capitales de l’Afrique puisqu’elle dispose de campus numériques régionaux et locaux qui aident à la diffusion e l’information scientifique. L’une des louables activités de cet opérateur de la francophonie concerne justement la formation à distance des chercheurs, enseignants et étudiants, dans les domaine de la santé, du droit, de la télédétection, de la santé, de l’agriculture, etc.

La formation des formateurs entreprise dans le cadre des programmes Utice pose quand le problème des statuts des personnels retenus. Ce qu’il faut revoir avec les responsables d’institutions universitaires

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