Articles

Les conditions pour devenir une université de classe mondiale

Rien d’impossible, mais difficile dans un environnement égalitaire

Par Denys Lamontagne , le 07 octobre 2014 | Dernière mise à jour de l'article le 05 novembre 2014

Les classements des universités présentent tous les biais imaginables et encouragent une conception élitiste de l’éducation.  Mais la plupart s’y réfèrent et en retirent un certain prestige si elles y figurent en bonne place.  Mais comment s’y prendre pour améliorer son classement ?

Une question de ressources

Le Times World University Ranking a comparé les caractéristiques des 200 premières universités de son classement aux 400 premières. De cette comparaison, il en ressort que :

  • Le revenu annuel de l’institution, par professeur, y est de 751 000 $ pour les premières et de 606 000 $ pour les secondes.  Les premières sont plus riches.
     
  • Le rapport étudiant / personnel est de 11,7/1 pour les premières et de 12,5 / 1 pour les secondes. Les premières ont plus de personnel par étudiant.
     
  • 20 % de son personnel est étranger pour les premières contre 18 % pour les secondes. Les premières sont plus attractives à l’international.
     
  • Le budget de recherche par professeur est de 229 000 $ pour les premières contre 169 000 pour les secondes. Les premières ont beaucoup plus d’argent pour la recherche.
     
  • Accueillent 19 % d’étudiants internationaux pour les premières contre 16 % pour les secondes.


En somme, les universités les mieux classées sont plus riches, sont plus riches et sont plus riches, ce qui leur permet d’offrir de meilleures conditions, d’avoir plus de personnel, de meilleurs équipements et d’attirer les meilleurs professeurs et étudiants.

Après la qualité des chercheurs et des recherches, les points liés aux publications, à la reconnaissance, à la diffusion, aux services et à l’organisation s’obtiennent plus facilement si vous avez les ressources pour appuyer ces activités.

Maintenant, que faire si votre université est essentiellement financée par l’État ?  La réponse à cette question explique pourquoi les universités françaises sont quasi absentes de ces classements… et pourquoi on pousse vers «l'autonomie» des institutions, sous-entendant la fin de la gratuité scolaire. Dans une ère d’austérité étatique, «Plus d’argent» n’apparaît pas souvent au budget.

Références

The World university rankings 2014

The formula for a world-class university revealed

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné