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Île Maurice : l’insulaire beauté en net.

Par Louis-Martin Essono , le 11 novembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

En mars dernier, j’avais eu l’impression que l’atterrissage de l’avion traversait l’île toute entière. Il faisait beau et la plage se déroulait pour le plaisir de l’oeil de quiconque, comme moi, n’avait jamais vu la mer de si près. La sortie de l’aéroport, sur la nouvelle route, une large bande serpentée, annonçait, au moyen des panneaux; qu’on construirait la cybercité, une cité entièrement noyée dans les nouvelles technologies, pour le plaisir des habitants qui, de tous les horizons, formaient une ville-pays cosmopolite qu’admirent tous les touristes.

Au détour de la route qui me conduit vers l’autre bout du pays entourée d’eau, le campus numérique de l’AUF. Tout de suite, c’est l’université technologique qui, à Récif, vous accorde une aile de son bâtiment où les cours à distance et les cours multimédias s’offrent aux usagers sans condition difficile. Port-Louis abrite, il faut le rappeler, le siège africain de l’Association pour l’Education en Afrique (ADEA), un organisme subsidiaire de l’Unesco qui vulgarise et convoque tous les volets de l’éducation dans le continent.

Lorsqu’en pleine allure, sous vos yeux encore émerveillés de la nature verte du pays se déroule les panneaux publicitaires qui vous recommandent l’achat de tel vêtement ou la viste de tel îlot, aucune plaque culture ne vous laisse indifférent. Tout en blanc, une des plaques vous révèle ce qu’attendait le monde depuis l’année 2000. Maurice et la cybercité. Il ne s’agit pas d’un quelconque rêve de blue sensation qui vous saisit délicatement après une trop brève plongée sur les éclatants rivages de la tiède onde maritime de Maurice.

Il s’agit de la réalité que, patiemment, bâtit la ville-pays qui veut faciliter l’accès à l’Internet pour tous les citoyens du pays où fleurit la canne à sucre et où convergent, pour s’y fondre avec harmonie, les hommes de des horizons divers que viennent admirer, en toutes saisons, les touristes du monde entier.

Cette merveille est, on l’a partout souhaité pour soi, La pose de la première pierre destinée à la construction d’une cybercité à Maurice. Cette ville électronique est appelée à offrir différentes infrastructures de base à des entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies. L’initiative s’inscrit, affirment les autorités mauriciennes, dans le cadre de la politique qui visent à faire des Ntic le « cinquième pilier » de l’économie nationale. Dans ce cadre, le Premier ministre a annoncé le lancement d’une campagne nationale intitulée

Un ordinateur dans chaque foyer

.

Une telle réalisation semble s’imposer dans ce pays où la communication avec l’extérieur par Internet coûte les yeux de la tête en dehors des structures institutionnelles. On perdra en effet ses plumes en se connectant dans une chambre d’hôtel ou dans un cybercafé. Il sera utile de viabiliser ce plan électronique pour amener la population à s’intéresser aux nouvelles technologies, et même à s’intéresser à l’école tout court.

Lors de mon séjour, j’ai pu rencontrer des pêcheurs d’un bateau qui vendait le produit de la pêche en se servant d’un ordinateur, mais dans la ville, peu d’enfants vous parlent en français ou d’école, parce qu’à la recherche des crabes sur le littoral. comme partout dans le monde.

Les foyers auront besoin de nourriture terrestre, d’instruction et de nouvelles technologies pour s’assurer un bonheur parfait. La cybercity n’est pas un luxe. Elle n’est pas pour l’élite. Elle n’est pas que pour les étrangers gentils. Elle servira aux jeunes qui devront être initiés à l’informatique. Aux ressources d’Internet. Au commerce électronique sous sa forme la plus élémentaires. Cela arrivera, car, annonce le Premier Ministre, "nous devons trouver les moyens qui nous permettront d’introduire, en termes réels, une libéralisation complète des télécommunications dès le 31 décembre 2003."

Je me sentirai alors heureux d’appartenir au monde de partout. Les Mauriciens seront les citoyens de partout. La cybercity aura tout son sens. En lisant le numéro de l’ Express qui a publié la nouvelle, j’ai pu admirer le partenariat sud-sud établi entre Maurice et l’Inde qui financera l’opération de 100 millions de roupies et continuera de financer son développement subséquent.

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