Articles

Découvrir les pratiques traditionnelles à l’ère d’internet

Merci aux passionnés

Par Denys Lamontagne , le 30 novembre -1 | Dernière mise à jour de l'article le 22 juin 2015

Comment on faisait ?

L’ère industrielle produit une abondance de biens «optimisés» tant au niveau des procédés que du design et de la rentabilité. Les qualités des produits sont poussées à la limite de la perfection, au delà de ce qu’un humain peut atteindre physiquement ou économiquement.

Le «hic» est que si l’artisan ne peut l’atteindre, personne ne le peut sinon qu'une machine, avec comme conséquence le «jetable», parfaitement illustré par les montagnes d’appareils électroniques et de matériaux composites.

D’où l’intérêt renouvelé pour la fabrication artisanale et les matériaux bruts.  Un manche de bois que l’on peut refaire s'il casse, une pierre que l’on peut tailler, un morceau de cuir que l’on peut recoudre…

Internet permet de découvrir comment notre patrimoine demeure vivant, au travers de reconstitutions et d’activités artisanales et aussi par l'activité de milliers de passionnés.  Voici une petite tournée des tailleurs de pierre, tanneurs, cordiers et autres artisans.

Les officiels

Les musées et centres d’interprétation paraissent les sources initiales : celles qui réalisent les reconstitutions, qui fournissent le matériel de base de rédaction des manuels, qui sont le sujet de dizaines de vidéos de touristes ou de reportages plus officiels.

Si les techniques sont encore pratiquées par des artisans, comme la taille traditionnelle de la pierre, on trouvera aussi des manuels pratiques bien documentés, dans les normes actuelles.

Exemples :


Les passionnés

À un autre niveau, la quantité de vidéos amateurs autour des activités traditionnelles est surprenante et foisonnante.  En visionnant certains de ces vidéos, souvent géniaux, on réalise à quel point le plaisir de redécouvrir une technique peut-être stimulant pour bien des gens. Le partage enthousiaste suit tout à fait naturellement.

Exemples :

Les voyeurs

Sans rien comprendre, on peut quand même apprécier la virtuosité d’un artisan ou la beauté d’une reconstitution.  Les taggeurs, instangrammeurs, snapchateurs et autres facebookeurs constituent maintenant les maillons d’une chaîne de diffusion de la culture traditionnelle, plus ou moins compétente ou naïve, mais dont les musées sont bien avisés de profiter.

Exemple :


Les pratiquants réguliers

Certaines techniques comme le tricot, la poterie ou même la cuisine, conservent une certaine popularité : leurs techniques continuent d’évoluer même si leurs bases traditionnelles sont bien établies et affirmées.  

Un site comme «Drops Design» sur le tricot (pas de son sur les vidéo, l'image parle d'elle-même) ou les dizaines de sites de cuisine traditionnelle démontrent bien qu’une tradition vivante n’a rien à craindre d’internet et que même les traditions disparues sont parfois réanimées grâce à Internet.

En classe

Au dela des vidéos de métiers qu'il est possible de visionner (Voir 10 000 métiers en vidéo), même si un certain nombre d'activités traditionnelles sont possibles, tricot, poterie, cuisine, fabrication de papier... celles-ci sont de moins en moins fréquemment proposées. 

Face à la robotique, à la fabrication 3D et aux jeux vidéos, la compétition est inégale. Si on ajoute l'investissement ou le «risque» associé à des activités comme la sculpture ou la menuiserie, seules subsisteront vraisemblablement les formations professionnelles et, peut-être, quelques moments privilégiés d'un cours d'histoire. Changement d'époque.



Références

Taille de pierre


Tannage de peau


Fabrication de corde


Fabrication de porcelaine

Tricot

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné