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Paraître plus intelligent aux QCM

Comment mieux répondre et se faire confiance

Par Denys Lamontagne , le 21 septembre 2015 | Dernière mise à jour de l'article le 05 octobre 2015

Qui ne se rappelle pas avoir changé sa bonne réponse à une question de QCM (Questionnaire à Choix Multiple) pour une autre qui s’est avérée un mauvais choix ? «On aurait donc du suivre sa première idée !».

Suivre son instinct est-il une bonne idée ?  

Une expérience réalisée avec des QCM a consisté à ajouter deux cases à chaque réponse.  L’une demandant si la réponse était «certaine» ou bien «estimée». La seconde si la réponse était révisée (changée) ou originale.

Les résultats sont intéressants : la plupart du temps, les révisions (passer du choix instinctif à une nouvelle réponse) résultaient en une réponse correcte. Ce qui est en contradiction avec la croyance populaire

Sur les questions les plus incertaines, tenir à sa réponse initiale était une mauvaise idée plus de 50 % du temps.

D’un autre coté. en se basant sur l’indice de confiance élevé, tenir à sa réponse originale était correct plus souvent que le contraire. Ce qui correspond à la croyance populaire.

Se faire confiance, mais s’en rappeler

Il semble que notre mémoire à court terme soit en cause dans le fait de croire qu'il faille préférer tenir à sa réponse originale.

En incitant les étudiants à inscrire leur degré de confiance en leur réponse au moment où ils répondent à une question et non au moment de la révision, leur utilisation judicieuse de la révision ou de leur instinct se trouvait optimisée.

Autrement, au moment de la révision, un doute systématique peut s’installer sur toutes les questions ou bien une confiance excessive en son instinct provoque un biais, on préfère de façon innée prétendre avoir raison et tenir à son idée.

Ne s’en ternir qu’à un principe comme «Toujours faire confiance à son instinct», ou le contraire, n’est pas la meilleure solution. Mais se fier à ses perceptions de «savoir ou non», «d’en être sur» ou «en douter», est de loin plus fiable que son seul instinct du moment, tributaire de son état émotonnel, de fatigue ou d’intérêt.

Le principe est simple : au moment où on a répondu à une question, on note son degré de confiance dans son choix. Au moment de la révision, quand on est sur de sa réponse, on la garde; quand on en doute, on a intérêt à la changer.

Ainsi on s’évite les biais émotionnels.

Illustration : Roman Farberov - ShutterStock

Référence

Should you rely on first instincts when answering a multiple choice exam?
Justin J Couchman - Assistant Professor of Psychology, Albright College - The Conversation - 2015
https://theconversation.com/should-you-rely-on-first-instincts-when-answering-a-multiple-choice-exam-43313

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