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Le boom des communautés de pratique

Participer, communiquer et impliquer

Par Denis Cristol , le 23 mai 2016

Le terme de «communauté de pratique» a été popularisé par les chercheurs Lave et Wenger au début des années 90; il regroupe plusieurs finalités et initiatives d’origines et d’intention variées. Il est possible de distinguer des communautés spontanées, des communautés mixant acteur interne et externes et enfin des communautés strictement internes aux organisations. Toutes ces communautés permettent de partager et d'apprendre.

Les communautés spontanées

Il s'agit de communauté se regroupant spontanément à partir de leurs centres d’intérêts sur les réseaux sociaux pour résoudre des problèmes spécifiques. Il peut s'agir de communauté de hackers, de consultants ou de coachs. Ce type de communauté déborde largement le champ professionnel. Des communautés de joueurs en ligne partagent ainsi leur passion de Minecraft, par exemple.

Les communautés mixant interne et externe aux entreprises

Ce type de communauté rassemble des utilisateurs ou fans de la même marque, à l’initiative de celle-ci par exemple, les communautés de Google+ ou Apple dans une visée de création d’applications pour enrichir l’environnement de la marque. Il s’agit ici de partager un même univers informatique et de le faire grandir. La passion commune et les besoins d’application qui s’expriment trouvent le soutien des marques qui favorisent l’expression des besoins et des créations utilisateurs.

Au delà de l'informatique, il existe aussi des communautés de clients et de commerciaux animés par et autour d’une marque de luxe c’est le cas par exemple des communautés fédérées autour de la Division produit Professionnel du groupe L’Oréal. Chaque marque dédiée au soin du cheveu représente des valeurs, un état d’esprit, une culture que les animateurs de communautés s’efforce de faire grandir.

Les communautés RedKen, Matrix, Kerastase revêtent des caractéristiques et des univers de marque caractéristiques.

Les communautés internes aux entreprises

Les entreprises disposent de moyens pour soutenir des communautés de professionnels encouragées par des organisations pour le partage de connaissance : c’est le cas des universités d’entreprise Desjardins[1], ALSTOM University, AXA France, Alstom, Bearing Point, Bell Entreprise, Bistro, Bombardier, Crédit Agricole, Caterpillar, Cita namur, Compass group , Cossette communication, Daimler, Degussa, EDF GDF, Excentriq, GMF (7 communautés virtuelles de pratiques réunissant 240 membres) Holcim, Hydro Québec,  IBM Bromont, Mitsubishi, Mazda, Oracle, Pioneer, Price Water house Coopers, SwissRe, Régie des rentes du Québec, Renault trucks, Siemens, Telus, Thalès Atm, Total, Shell (17 communautés), Union des caisses nationales de sécurité sociale, Xerox.

Ces communautés professionnelles s'intéressent à l'objet social de leur entreprise comme par exemple de créateurs de jeux : Ubisoft, mais il y a aussi des communauté liées par des gestes professionnels partagés à l’extérieur de l’institution telle que les communautés de soin : CHBC, CH BOIS DE L’ABBAYE Belgique, CHU QUÉBEC, Ordre des infirmiers et infirmières du Québec

Indépendamment il existe aussi des communautés fondées au sein d’ONG ou de grandes insitutions internationales, World Bank Institute ,  WorldHealth Organization, United Nations, Cern.2 John F. Kennedy school of government /Harvard, Oxfam Québec...

Selon les circonstances, l’apprentissage est un effet recherché ou dérivé de la communauté. Il semble bien que leurs avantages soient maintenant bien démontrés et de mieux en mieux intégrés.

Illustration : emilio59 via Foter.com / CC BY-ND

[1] Desjardins développent de nombreuses communautés telles que : Experts en commerce électronique (environ 50 membres), Chargés de projet (40), Vigie d'affaires (20), Formation technique (12), Gestionnaires et chefs d'équipe des Centres de contact avec la clientèle (17 + 22)

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