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Formation professionnelle des enseignants à la Conférence Open Classroom 2005

Par Martine Jaudeau , le 10 octobre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Pour se rendre aux locaux du Cned de Poitiers, le siège du Centre national d’enseignement à distance français, il faut franchir les Portes du Futur... Contexte pour le moins stimulant ! C’est dans le batiment non moins futuriste de l’Eifad, l’Ecole d’ingénierie de la formation à distance du Cned, que se déroulait la cinquième Conférence Open Classroom des 5-7 octobre derniers, une co-organisation des réseaux européens Eden, European distance and e-learning network, EEnet, European experts network for education and technology et du Cned-Eifad.

Le thème des rencontres, «la formation professionnelle des enseignants», a ainsi réuni des experts de vingt pays impliqués dans l’e-learning, l’innovation et la qualité dans la scolarité et travaillant à faire évoluer le rôle du formateur dans l’espace éducatif de demain. Séances plénières, ateliers et table-ronde ont donné les diverses perspectives des approches européennes en la matière et décliné les ingrédients clés d’une société du savoir en classes ouvertes (open classrooms) aux différences des apprenants, aux innovations et aux mondes du travail des pays d’Europe.

Les séances plénières ont campé le décor des réseaux solidaires et humains dépassant les frontières géopolitiques par l’e-learning, passerelle d’accès au savoir. La distance, outil d’individualisation et de personnalisation par le tutorat et l’accompagnement, peut relever le défi de l’expansion de l’éducation : un nombre croissant d’étudiants si l’on considère les dix années d’études obligatoires et les dix-sept ans de scolarité pratiqués en moyenne en Europe.

Des ressources financières et humaines conséquentes -- on s’aperçoit que les dépenses par élève en éducation dépendent ni plus ni moins du salaire des professeurs -- dont il est important de partager les coûts et les bénéfices équitablement. Un apprentissage sans frontière et inclusif qui passe par un «codage technique» des applications en ligne et leur potentiel illimité, des protocoles de communication interopérables. Les défis se situent dans les manières de changer l’apprentissage à l’école et l’organisation de l’école.

Les pistes proposées sont alors de commencer au primaire, décentraliser, établir de nouveaux paradigmes d’alphabétisation, former les enseignants et collaborer. Le prof du XXIème siècle est ainsi décrit comme habitué au numérique, travailleur collaboratif, adaptable, communicateur et motivé par des perspectives de carrière.

Un nouveau rôle et de nouvelles compétences -- affronter l’incertain, enseigner la compréhension -- pour l’enseignant où l’éthique est prépondérante au vu de l’éducation pour tous et de la mise en marché. Un rôle de médiateur avec une composante collective : une intelligence commune tissant les liens essentiels à une société du savoir qui habilite les individus, les rend acteurs de leur apprentissage et donne accès à l’excellence.

Des efforts d’harmonisation de ces qualifications complexes et transversales que l’on trouve dans les projets en cours ePICT, European pedagogical ICT licence, uTeacher, profil professionnel TIC de l’enseignant, ou eLIG, eLearning Industry Group, visant à créer un cadre, un outil commun de référence et déployer largement l’e-learning en Europe.

Lire aussi : Cned / Éifad : expertise, innovation et ouverture à l’international***Rencontre avec Bernard Cornu, nouveau directeur de l’École d’ingénierie de la formation à distance, à l’occasion de la Conférence Open Classroom 2005

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