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Les cours du MIT américain bientôt accessibles aux pays du Sud par Internet

Par Louis-Martin Essono , le 29 juillet 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les professeurs du MIT, Massachussetts Institute of Technologogy, le prestigieux institut de technologie américain, ont décidé de mettre en ligne le contenu des leurs conférences, exercices, examens, travaux dirigés, manuels, expériences et simulations ainsi que des démonstrations et une grande partie de la bibliographie et du programme d’enseignement. En quelques années, plus de deux mille cours ont été introduits dans la banque de données et sont accessibles gratuitement (si ce n’est pas à usage commercial). Les 90 premiers seront mis en ligne dans les prochains mois.

La nouvelle avait été annoncée au Canada lors des rencontres d’Iscoc et à une réunion de ce même organisme qui s’est tenue une semaine après à New York. Le projet, entièrement financé par la Fondation Mellon, la Fondation William et Flora Hewlett et par le MIT, a coûté près de cent millions de dollars en faveur des universités du Sud, pour une durée de 10 ans. Anne Margulies, directeur au MIT du projet Open course Ware, a estimé que "Pour que ce précieux matériel éducatif soit vraiment profitable, il faut pourtant comprendre d’abord les besoins des universités des pays en voie de développement, les associer au processus et obtenir d’elles un feed-back."

Pressentant les nombreux et éternels prétextes évoqués par les pays africains qui sollicitent toujours de l’aide, Abdoulaye Diakité, de l’université de Conakry, a dit "qu’on ne doit pas envisager le matériel offert par le MIT, sans tenir compte des conditions de réception. Certaines expériences de laboratoires effectuées au MIT ne peuvent être répétées dans les universités des pays en développement."

Le MIT est prédisposé à aider les étudiants et enseignants des pays du Sud. Ainsi, tout étudiant africain en ingénierie, aura la possibilité de comparer ses cours à ceux qui sont dispensés dans les facultés correspondantes américaines. Car, pense-t-on, le projet du MIT ne peut s’assimiler à une éducation à distance. Il n’est prévu ni tutorat, ni diplômation, ni certification.

À long terme, l’ambition est d’inciter d’autres institutions à suivre cet exemple. Si l’expérience du MIT fait des émules dans le monde, elle aiderait, selon les chercheurs de l’institut, à mieux faire comprendre comment se forme, au quotidien, l’acquisition des connaissances dans les différentes cultures.

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