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Internet : la chance de l’Afrique

Par Louis-Martin Essono , le 01 septembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’année dernière, Ntambue Raphaël avait commis un ouvrage sur le même sujet. N. Ossama en avait produit un autre, plus centré sur le Cameroun. La publication de ces textes, et une multitude d’articles sur les nouvelles technologies prouvent le nécessaire réveil bien que tardif des Africains pour ne pas rater la révolution du XXIème siècle.

J’ai découvert dans les stands d’Hourtin, ce livre que personne ne regardait. Il a été écrit par un Camerounais, Jacques Bonjawo, très peu connu pour ses talents d’écrivain. Cet auteur est plutôt un spécialiste des technologies d’information et de communication puisqu’il travaille à Microsoft comme il le proclame d’ailleurs lui-même en introduction de son ouvrage.

D’une manière générale, ce livre de 206 pages, structuré en 11 chapitres expose comment la révolution numérique surprend le monde entier. Bonjawo évalue les chances que l’Afrique peut saisir en adoptant résolument les Tic. Le développement représente, en fin de compte l’objectif recherché.

Bien que ce texte nécessite un nettoyage lexical profond, qu’il comporte de trop nombreux poncifs sur la situation des Ntic en Afrique, on pardonnera à l’auteur des chiffres trop vieux sur les statistiques qu’il propose. Le livre, publié chez Karthala en mars 2002,développe surtout des problèmes d’économie dans lesquels l’auteur se trouve assurément plus à l’aise.

Un chapitre est réservé à l’enseignement à distance dont rien de nouveau n’est annoncé. Seule l’analyse de l’Université virtuelle africaine est offerte mais avec des informations valables il y a un an. On se rend compte que les Tic rattrappent l’auteur de vitesse d’où une indispensable réactualisation.

Le concept de mondialisation est bien expliqué. Les contours en sont correctement dessinés et les applications économiques concrètement exploitées dans leur visibilité pour l’Afrique. L’ouvrage, qui se veut général, est justement très général et les exemples pratiques dans les pays d’Afrique sont assez décevants. Il eût fallu pour l’auteur, des enquêtes plus longues et plus profondes, une connaissance plus spécifique de toutes les situations dans lesquelles les nouvelles technologies sont utilisées.

La mention d’indication, de consultation ou d’exploitation des sites spécifiquement consacrés à l’Afrique auraient évité à l’auteur des affirmations trop générales et encore trop pessimistes. L’auteur qui utilise le "je" façon anglo-saxonne gagnera à nous donner une nouvelle édition de ce précieux bouquin.

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