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Congo-Brazzaville : promouvoir les TIC devient une nécessité***

Par Louis-Martin Essono , le 03 septembre 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Comme il est maintenant de coutume pour ceux qui, en Afrique, souhaitent utiliser les technologies en réseau, l’environnement, dû à la pauvreté généralisée ou au manque de volonté politique semble résolument hostile à la réalisation et au développement de l’expansion des nouvelles technologies.

La République du Congo (Brazzaville), qui se met progressivement dans les rangs des utilisateurs potentiels de l’Internet a récemment célébré ses journées nationales des télécommunications. Au cours de ces journées courues, des débats très animés sur les différents aspects des télécommunications ont abordé la situation générale de ce secteur sensible de la vie nationale qui intervient dans la plupart des cas au quotidien des Congolais, notamment le téléphone, l’Internet, l’éducation, la sécurité, etc.

Le diagnostic qui a été dressé révèle un état de délabrement fortement avancé qui nécessite une thérapeutique énergique. Les participants ont par exemple déploré un très grand déficit d’infrastructures adéquates, l’absence d’une réglementation et d’une politique nationale appropriées. Ils ont ainsi regretté que ne soit pas encore mis en place un cadre juridique qui règlemente le secteur des télécommunications qui fleurissent pourtant aujourd’hui en Afrique.

Parmi les autres maux qui rongent le développement des Télécommunications congolaises, les participants se sont plaints du vieillissement de la population active du secteur des TIC, de l’insuffisance de compétences, de la faible sensibilisation sur les NTIC, du manque de programmes de renforcement des capacités, de l’absence d’un cadre juridique adapté au texte de la société de l’information, etc.

Selon R. Guielle de Congo-site, le journal qui annonce cette information, le président du Comité pour la promotion des technologies de l’information au Congo et le groupe de réflexion ont proposé plusieurs recommandations relatives à l’instauration urgente d’une Agence de régulation et ont souhaité que les Tic viennent en appui au développement social, si la volonté politique y était associée. Parmi les voeux exprimés figure également la création des infrastructures nécessaires, à l’exemple de la fibre optique pour accroître la fiabilité des communications.

Le Congo Brazzaville, malgré les efforts récents qui y sont entrepris, figure parmi les pays où l’utilisation des Tic est très faible. Les cybercafés, la recherche de l’information scientifique, la formation à distance par les nouveaux outils technologiques connaissent un grand retard, sclérosant ainsi les chercheurs, les étudiants et la population en général. Quoique la fibre optique soit une manne salutaire, il faut reconnaître que cette solution, qui existe en puissance dans les pays voisins, n’est vraiment pas exploitée. Elle devrait permettre une plus grande fluidité, une très grande baisse des coûts de télécommunication, une meilleure qualité des transmissions et une grande facilité d’exploitation en éducation, en santé, etc.

En cette veille de la rentrée scolaire et universitaire, le Congo devrait pouvoir bénéficier de certains avantages des Tic. Seulement, la cherté des équipements des TIC, condamnée depuis Bamako 2000, semble à l’origine du faible taux des utilisateurs des technologies au Congo. L’engouement observé lors de la publication, par internet, des résultats du dernier baccalauréat a montré cette défaillance. Les pouvoirs publics devraient donc étudier la possibilité de voir comment favoriser l’entrée du matériel informatique et équipements connexes dans le pays.

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