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Les Tic sans l’informatique ?***

Par Louis-Martin Essono , le 09 octobre 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Le développement des technologies éducatives est le fruit d’une collaboration entre les chercheurs, scientifiques pour la plupart, techniciens pour la plus grande majorité et pédagogues quelquefois. L’informatique est une science qui, disent les connaisseurs, sert à transmettre l’information. Elle facilite la communication. C’est pourquoi, autrefois, cette perpective était étudiée en philosophie sous la dénomination de cybernétique.

Les avancées de cette discipline procurent le plus grand bonheur des éducateurs étant donné que l’ordinateur, une des multiples concrétisations de l’électronique par ordinateur, favorise la communication pédagogique en facilitant la perception de l’image et du son, la transmission des connaissances à une vitesse inouïe et tous les avantages qu’on lui connaît aujourd’hui. Nul, en réalité, ne peut rejeter l’informatique ni ses applications sans passer pour un attardé égaré sur la surface de la terre.

Pourtant, on s’émeut très peu quand on voit les informaticiens envahir le domaine de la didactique et de la pédagogie, surtout lorsqu’un enseignant, reçoit un ordinateur et comme l’élan, de belles cornes, dont il ne sait quoi faire pour sa pratique enseignante. C’est vrai, utiliser un ordinateur n’implique pas nécessairement qu’on en connaisse le fonctionnement à la manière des ingénieurs. C’est vrai aussi que numériser ses enseignements ne suffit pas pour obtenir de beaux cours en ligne.

L’informaticien et toute son espèce variée, viendra donc avec une ergonomie précieuse, des fonctionnalités de l’ordinateur, des onglets et autres mystères qui priment sur le contenu du cours. Où est donc la lace du didacticien ou du professeur de français dans un fatras de puces, d’animation, de logiciels qui sont supposés l’aider à transmettre les connaissances à ses apprenants ? Les plates-formes éducatives sont le meilleur moyen qui illustre ces arguments. Parfois, l’informaticien se substitue aux enseignants en leur disant quels boutons il faut pousser, sur quelles touches il faut appuyer pour obtenir tel résultat.

Je veux dire qu’il est temps que l’informatique entre en salle de classe. Qu’elle entre dans la formation des enseignants. Que les enseignants de toutes les disciplines, s’ils veulent intégrer le monde des vrais enseignants, se mettent vraiment à l’informatique.

Des activités d’enseignement et d’apprentissage peuvent se créer grâce à un tas de logiciels ignorés des nuls en informatique. Une initiation est donc impérative. Mais à dose absorbable. Ils auront ainsi à apprendre en deux jours l’utilisation parfaite de Dreamweaver, du htlm, du XML et de tous les petits mystères inaccessibles qui font la force des techniciens et qui nous repoussent loin de ces choses pourtant proches. Le crayon et le taleau électroniques s’utilisent maintenant pour enseigner un texte de Balzac. En géographie, c’est encore plus facile de manipuler l’ordinateur pour montrer des cartes. On parle maintenant de cours sur téléphone portable, de visioconférences et tout un tas de "trucs" innovants qu’apporte l’informatique et que nous devons nous approprier.

Mais qui a dit que (tous) les profs ne peuvent pas envahir l’informatique de didactique ? !

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