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Au Pérou , une loi privilégierait l’usage des logiciels libres dans l’administration

Par Michel Berhin , le 15 septembre 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Le site de l’ AFUL, l’Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres a été l’objet de plusieurs recensions de la part de Thot et la question des logiciels dits libres, ou d’open source, a déjà maintes fois trouvé place dans nos colonnes.

Le document sur lequel nous attirons votre attention aujourd’hui est remarquable dans son effort de systématisation de la question, quand il s’agit d’équiper une administration tout en respectant de façon inconditionnelle les valeurs d’un Etat démocratique.

Le principe au centre de l’argumentation est clair :

" Si l’État collecte, manipule et transforme de l’information qui lui a été confiée par les citoyens, il doit en contrepartie de cette obligation légale, mettre en oeuvre des mesures extrêmes pour sauvegarder l’intégrité, la confidentialité et l’accessibilité de ces informations "

. Selon le Député Villanueva Nuñez, les principes élémentaires qui inspirent le Projet de loi sont liés aux garanties fondamentales d’un État démocratique de droit, telles que :

- Libre accès du citoyen à l’information publique ; - Pérennité des données publiques ; - Sécurité de l’État et des citoyens.

Il poursuit :

" Pour garantir le libre accès des citoyens à l’information publique, il est indispensable que l’encodage des données ne soit pas lié à un fournisseur unique. L’utilisation de formats standards et ouverts permet de garantir ce libre accès, et d’obtenir, si nécessaire, la création de logiciel libre compatible.

Selon lui, pour garantir la pérennité des données publiques, il est indispensable que l’utilisation et le maintien du logiciel

ne dépendent pas de la bonne volonté des fournisseurs, ni des conditions de monopole imposées par ceux-ci.

Pour cela l’État a besoin de systèmes dont l’évolution puisse être garantie par la disponibilité du code source.

Pour garantir la sécurité de l’État ou sécurité nationale, il est indispensable de se baser sur des systèmes dépourvus d’éléments qui en permettent le contrôle à distance ou la transmission non désirée d’information à des tiers. Par conséquent, poursuit Villanueva Nuñez,

il faut des systèmes dont le code source est librement accessible au public pour permettre son examen par l’État lui-même, les citoyens, et un grand nombre d’experts indépendants dans le monde. Notre proposition apporte un plus de sécurité, puisque la connaissance du code source élimine le nombre croissant de programmes contenant potentiellement du *code espion* "

.

Répondant donc point par point à Mr. Gonzalès, porte parole de Microsoft, le Député conclut que l’emploi de logiciels propriétaires soulève de sérieux doutes quant à l’accomplissement de ces missions, et que par conséquent, ils ne sont pas aptes à être utilisés dans le secteur public.

Les points de vues en présence peuvent être lus dans leur version intégrale à l’adresse ci-dessous.

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