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République Démocratique du Congo : une plate-forme pour la gouvernance de l’Internet

Par Louis-Martin Essono , le 08 janvier 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

La République Démocratique du Congo est à elle seule tout un continent que convoitent de nombreuses puissances. En atterrissant dans la nuit, on aperçoit, du haut du ciel, le jardin illuminé de la capitale qui abrite huit millions d’âmes qui sont autant de savants, d’ignares, d’étudiants, d’élèves, de commerçants et de chômeurs qui vous parlent tous, à des degés divers de ce que va être Internet ou de ce qu’on y découvre. Aux abords du campus numérique, les jeunes élèves qui rentrent s’empressent d’aller consulter leur mél parce que papa ne tolère pas qu’on touche à l’ordinateur.

Tout à côté le campus numérique francophone de Kinshasa procède à des réflexions d’un autre genre. Les représentants de plusieurs organismes comme le Pnud et l’Unicef, l’Unesco et la GTZ, l’Usaid et la Banque Mondiale, la Monuc, l’Isoc, Aden et l’Auf se concertent depuis ce mardi 9 janvier pour expliciter les orientations du forum mondial sur la Gouvernance de l’Internet qui s’est tenu à Athènes en rapport avec la réalité congolaise. L’objectif à plusieurs aspects vise en effet à ressortir la position des entités de la société civile à verser comme contribution lors du forum national sur la Gouvernance de l’Internet.

Il est également question de mettre en place une une plate-forme pour conduire la réflexion sur la problématique devant conduire à l’organisation de ce forum national. On sait que l’environnement politique en République démocratique du Congo quant au développement des Tic présente une situation complexe vu les nombreux pôles d’engagement et de prise de décision dans la sphère des institutions nationales.

Des questions préalables demeurent sans réponse en RDC. Il s’agit du cadre législatif juridique et réglemenetaire qu’on estime inadapté, de la localisation en Europe des serveurs en Occident, de l’implantation anarchique des réseaux de GSM en territoire congolais, de l’inexistence d’une plate-forme nationale multiacteur sur les Tic, de l’épineux problème du "backbone" national, etc.

On évoquera assurément la problématique du nom du domaine .cd et divers autres problèmes pour lesquels les Congolais demeurent entièrement étrangers. Tous les partenaires impliqués dans cette réflexion de quelques jours permettront de sortir la RDC du pétrin et d’adopter un modèle idéal dans l’esprit de ce qu’avait voulu instaurer l’ Icann, en synergie avec le défunt Francotic.

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