Articles

La bibliothèque universitaire du futur

Par Martine Dubreucq , le 15 septembre 2009 | Dernière mise à jour de l'article le 03 juin 2011

Pour éviter l'écueil de l'ennui ou de l'infobésité, il faut être soit publiciste, soit un pédagogue doué, soit un poète.
Daniel Bourrion est un poète et maîtrise l'art difficile de l'écriture multimédia.

C'est ainsi qu'un banal diaporama passe du statut d'objet d'information ou de communication à celui d'objet esthétique. C'est qu'ici l'image ne sert pas à habiller le vide, cela ressemble au contraire à un morceau de Thélénious Monk, où la syncope laisse ressentir tout un arrière-plan de connaissances et d'expériences musicales. Dans l'ellipse du texte un lecteur averti apercevra des perspectives aussi bien qu'un novice sera touché par le force des images et des titres.

Daniel Bourrion est conservateur à la bibliothèque universitaire d’Angers où il a lancé une expérience de prêt de liseuses auprès des étudiants. Nous pouvons retrouver en ligne la présentation qu'il a faite pour l'Université d' Eté du CLEO sur les pratiques d'édition en ligne.

Cette présentation est conçue comme un accompagnement et un prolongement de la parole mais peut être visionnée seule avec intérêt. Les images sont replacées dans leur contexte d'origine (généralement sur Flickr) et cela renforce cette impression de réseau ouvert, de véritable nébuleuse.

Chaque titre est une amorce qui donne de l'élan à l'esprit pour combler l'absence de développement.

On a ici le contraire du discours pédagogique et curieusement on a l'impression d'apprendre davantage.

L'effet de l'inconnu, l'effet papier, l'effet avalanche, l'effet dinosaure du futur ( pour désigner les liseuses qui feront figure d’antiquités dans un avenir proche ) et l'effet JTPCQJV (je trouve pas ce que je veux) : tous sont des effets observés sur les étudiants qui sont ici le centre de l'attention.

Pour une synthèse des propos de l'auteur du diaporama, on se reportera à un excellent billet de Hervé Guillaud sur son blog La feuille

L'inadéquation entre les outils des bibliothèques classiques et les usages y est clairement exposée: « Nos OPACs (catalogues de bibliothèques que l’on voit à l’écran) font s’évanouir n’importe quel graphiste : ils sont incompréhensibles pour 99 % de la population mondiale. Le Digital natives est un Digital Google. Il n’y a que les bibliothécaires pour comprendre les OPACs »

Une bibliothèque universitaire aujourd'hui a besoin de documents en ligne, faciles d'accès, multi-formats, interconnectés, ouverts sur les réseaux sociaux et gratuits.

Le Cléo est un laboratoire associant le CNRS, l'EHESS, l'Université de Provence et l'Université d'Avignon.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné