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L'union fait la force des universités africaines

Par Alexandre Roberge , le 05 novembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 31 décembre 2010

Si Machiavel écrivait la devise "diviser pour mieux régner", on pourrait dire que la nouvelle devise africaine en éducation est "s'assembler pour davantage éduquer". C'est du moins ce que l'on interprète à la suite d'une nouvelle d'associations entre universités ouest-africaines et des organismes africains et européens.

En effet, l'Union Africaine (UA), l'Union européenne (UE) et l'UNESCO s'assemblent à un regroupement d'universités de la côte Ouest africaine. La liste des pays africains de cette association:

  • Bénin
  • Burkina Faso
  • Cap-Vert
  • Côte d'Ivoire
  • Guinée
  • Guinée-Bissau
  • Mauritanie
  • Mali
  • Niger
  • Sénégal
  • Togo

Le but de cette association impressionnante ? Développer une plate-forme de formation à distance, un réseau virtuel qui desservirait les pays mentionnés. On y retrouverait une bibliothèque virtuelle pour répondre aux besoins pédagogiques  qu'un tel genre de réseau demande. Également, le réseau central se retrouverait à l'université de Dakar. Néanmoins, il ne faut pas croire qu'ils démarreraient un projet aussi colossal de zéro. En fait, on se servirait d'un réseau déjà existant dans le bassin méditerranéen - le campus virtuel Avicenne - qui a été financé par l'Union européenne (d'où sa participation dans le projet) et développé par l'UNESCO. 

De telles initiatives de développement de formation à distance ont déjà été instaurées dans le continent africain avec la collaboration de l'Union africaine et de l'UNESCO. Néanmoins, on ressent que ce projet récent sera d'une envergure encore plus impressionnante puisqu'il réunit beaucoup de pays d'un coup pour une seule plate-forme. Pour les pays associés au projet, c'est une chance immense de rendre la formation universitaire accessible, de faciliter la vie des étudiants, professeurs et chercheurs africains.

Un tel projet d'envergure ne se fait pas sans coût. Quand on sait que le campus virtuel Avicenne du bassin méditerranéen a coûté à l'Union Européenne 3,7 millions d'euros, on peut présumer qu'un tel réseau aura des coûts similaires. Néanmoins, l'union de tous ses partenaires (l'UA, l'UE, l'UNESCO et les pays/universités en question) permettra de rendre le projet rentable et semble être une source d'espoir et de motivation en formation à distance en Afrique. Pourrait-on voir des alliances du genre entre partenaires financiers et du milieu de l'éducation en Asie, Océanie ou dans les Amériques ? Ce n'est pas impossible. C'est peut-être même quelque chose de souhaitable pour l'avenir des études post-secondaires dans le monde.

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