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Sondage auprès des directeurs d’écoles sur l’utilisation des TIC : «On s'en occupe vraiment»*

Par Denys Lamontagne , le 02 novembre 2010

Un sondage effectué récemment (2010) auprès de plus de 200 directeurs de districts scolaires américains par la National School Boards Association et présenté lors de leur colloque annuel révèle que les directeurs d’écoles et de districts sont très au fait de l’importance grandissante des technologies dans leurs écoles, de leurs effets et des difficultés qui leur sont associées.

Si près de 96 % sont persuadés que les technologies augmentent les possibilités éducatives pour leurs étudiants, que 93 % observent que leurs étudiants sont plus impliqués et, à de moindres pourcentages que leurs écoles peuvent généralement mieux répondre aux besoins diversifiés de leurs étudiants, ils sont par ailleurs bien conscients des problèmes  : financement, formation des professeurs, remplacement des équipements, sécurité des réseaux, support technique, bande passante, cyber-intimidation, aspects légaux, etc.

Ce que l’on peut contrôler

En fait l’utilisation des technologies en classe est clairement une volonté exprimée et les directions scolaires interviennent sur tous les fronts.  La formation des utilisateurs, professeurs comme étudiants, est au coeur des activités et, si elle constitue toujours une préoccupation, elle ne constitue plus pour autant un frein : on s’en occupe et on résout l’affaire.  

Tout comme la mise à jour des programmes de formation : mesure de nouvelles compétences (travail d’équipe, solution de problèmes, pensée critique), langues étrangères, cours et tests avancés, standards plus élevés en sciences et en formation professionnelle. Seuls 19 % des directeurs disent qu’il ne s’est pas fait grand chose à ce propos. 

Les véritables freins sont plutôt de nature légales (les poursuites potentielles à tout propos), réglementaires (les lois sur les renseignements personnels), administratives (les politiques anti-spam, certaines clauses de conventions de travail, etc.) ou d’infrastructures (bande passante, vétusté), tous des éléments sur lesquels les institutions locales ou régionales ont beaucoup moins d’emprise.

La formation à distance : un stimulant

On note que la formation à distance est un fort incitatif à opérer des modifications dans les contenus et les enseignements aussi bien en classe que pour les cours en formation professionnelle : 60 % affirment que la FAD supporte ces changements, tout comme les outils de collaboration autour des projets (74 %).


On peut consulter directement les résultats de ce sondage, qui comporte bien d’autres informations intéressantes sur les achats probables d’équipements (les «netbook» sont devant tous les autres équipements), les freins à l’utilisation des outils mobiles, les manuels papiers vs les manuels électroniques, etc.

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