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Publié le 02 décembre 2019 Mis à jour le 20 septembre 2020

Co-création et compétition en opposition selon l'ère du temps

De l'histoire des systèmes de gouvernance à l'intelligence collective

Image Pixabay

Qui dit compétition pense système hiérarchique, en opposition au système collaboratif. Et, si ce n’était en fait une lapalissade du moment due à l’histoire de l’avènement de l’intelligence collective et de la disruption du début du 21ème siècle ?

Le Moyen-Âge et ses réseaux d'allégeances

Un retour sur l’histoire nous apprend que, jusqu’au 15ème siècle, le monde occidental était féodal; des clans (châteaux, villes, abbayes…) protégeaient des populations se réfugiant derrière les murs en temps de crise. Tout ces petits mondes étaient reliés entre-eux selon des liens d’échanges d’allégeance à un ou deux niveaux hiérarchiques, souvent régionaux. La notion de compétition était limitée aux guerres et au commerce. L’individu en tant que tel se définissait selon sa naissance et peu d’entre-eux avaient l’occasion de pouvoir réellement changer le statut de ce qu’ils étaient à la naissance.

“La féodalité est un système politique, ayant notamment existé en Europe entre le Xe siècle et le XIIe siècle, dans lequel l'autorité centrale s'associe avec les seigneurs locaux et ceux-ci avec leur population, selon un système complet d'obligations et de services”.

Source : Wikipedia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Féodalité

“L'industrialisation est un processus qui renverse les techniques de production : le système artisanal, manuel, de production, dans des lieux dispersés, est remplacé par une production recourant de plus en plus à une énergie provenant de machines, production en grandes séries, centralisée, utilisant des normes ou standards afin d'obtenir des produits d'une qualité homogène. Le passage d'un travail domestique à un travail de plus en plus spécialisé change radicalement les modes de vie. Elle ne touche pourtant pas tous les pays et son propre développement diffère dans les régions touchées”.

Source : wikipedia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrialisation

La renaissance et l’industrialisation

La renaissance a amené de nouvelles inventions comme l’imprimerie ou le rouet, mais aussi de nouveaux concepts, comme celui de la pré-industrialisation et de la gestion des grands groupes d’individus avec, à leur tête, une personne ou un petit groupe jusqu’à se sophistiquer à travers les siècles par la création d’états souverains et de grands groupes industriels. Les 2 typologies de systèmes étant des extracteurs de compétences, de pouvoirs ascendants selon le système hiérarchique que tout le monde connaît aujourd’hui.

“L'industrialisation est le processus de fabrication de produits manufacturés s'effectuant soit dans une chaîne de fabrication, soit dans une chaîne de production, avec des techniques permettant une forte productivité du travail et qui regroupe les travailleurs dans des infrastructures constantes avec des horaires fixes et une réglementation stricte. Cette définition peut également s'employer pour une organisation qui passe du prototype à la production de masse”.

Source : wikipedia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrialisation


Ce système a la caractéristique d’être extraverti, tourné vers l’extérieur et en particulier vers les signes extérieurs de richesse, la capitalisation des biens qui a elle seule va définir l’individu dans l’échelle sociale du 19ème au 20ème siècle. Tout est structuré sur ce que tu reçois de la société par ton travail ou par héritage, ou par jeux ou par l’obtention de prêts à la consommation. C’est un monde d’apparence basé sur l’objet, sur l’extérieur, sur l’extraversion et sans doute adapté à des personnes ayant des personnalités structurées sur l’extraversion et qui excellent dans le commerce par exemple.

« … deux personnes voient un même objet mais jamais elles ne le voient de façon que les images qu’elles reçoivent soient identiques. Au-delà de l’acuité variable des organes sensoriels et de l’équation personnelle [tendance à voir seulement ce que l’on ‘peut’ voir, manque d’impartialité], il existe souvent une différence radicale, de genre et de degré, dans l’assimilation psychique de l’image perçue. Tandis que l’extraverti fait constamment appel à ce qui lui parvient à partir de l’objet, l’introverti s’appuie principalement sur ce que l’impression sensorielle conseille à l’intérieur du sujet. »

Source : wikipedia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Introversion_et_extraversion

La fin du 20ème siècle et l’intelligence collective

Dans les années 1990, à la fin du 20ème siècle, apparaît officiellement la notion d’intelligence collective avec la publication du livre de Pierre Levy : “L'intelligence collective, pour une anthropologie du cyberspace”. Qu’est-ce qui s’est passé ? Que vient faire le Web là-dedans ? Le Web, de par sa structure non hiérarchique et structurée par des liens, va faire émerger ou redécouvrir la possibilité d’autres choses que le système hiérarchique. C’est la redécouverte de cette intelligence du groupe qui existait dans les cavernes, chez les romains, mais qui avait complètement disparue au profit du chef unique gouvernant des individus.

“Pour Denis Cristol et Cécile Joly, l'intelligence collective ne se limite pas à la dimension cognitive et à la résolution de problème mais se situe comme "une finalité humaine caractérisée par un déploiement progressif et distribué : des énergies, des corps, du pouvoir, des motivations, des visions. Cette finalité de contribution au vivant s'élabore par émergence aux interactions sociales et naturelles du milieu. Elle prend en compte à chaque instant les émotions humaines en jeu. Sans prise en compte de son milieu, il n'y a pas d'intelligence collective".”

Source : Wikipédia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_collective

Le 21ème siècle et l’introspection

Serions nous entrés au 21ème siècle dans l’ère de l’introversion ? Qui sait ? C’est surtout l’ère de l’introspection qui serait plus juste comme définition. Il y a 10 ans, les laboratoires d’intelligence collective mettaient les gens ensemble, secouaient la boîte et espéraient l’émergence de l’intelligence collective. Ils avaient bien observé qu’il y avaient des personnes orientées «objets» et d’autres orientées «empathie» et que sans la présence des empathiques, il n’y a rien qui se passait. Depuis, les connaissances ont bien évolué : il y a des processus importants à mettre en place comme la bienveillance, la prise de conscience de l’empathie...

De la même façon que l’on était passé de religions polythéistes (décentralisées) à des religions monothéistes (centralisées) près de 1500 ans avant la disruption de la renaissance au 16ème siècle. Les mutations de sociétés ne viennent pas ex-nihilo, elles prennent du temps, des siècles et avancent selon des strates anthropologiques dont celle de la religion. Pourquoi à un moment s’est fait ressentir le besoin impérieux d’avoir un seul dieu ? Si le pharaon Akhenaton pouvait nous parler depuis son 14ème siècle avant Jésus Christ, lui, l’innovateur, le premier à avoir voulu mettre en place une religion monothéiste la discussion serait sans doute intéressante.

“Le culte d'Aton imposé par Akhenaton a souvent été présenté comme une « révolution religieuse » dont la portée réelle est désormais discutée. Aton, « père et mère de toute création », est un dieu unique (à l'époque, le polythéisme est de rigueur dans tout le monde connu) et universel (il ne limite pas ses bienfaits à l'Égypte)”.

Source : Wilipédia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_d%27Aton

En résumé, Akhenaton et ses successeurs dans l’histoire ont répondu à un besoin de société ou de gouvernance inter-lié aux croyances, dont les croyances religieuses dans son cas, allant du polythéisme au monothéisme qui deviendra plus tard le système hiérarchique. Si les religions classiques occidentales s'occupent d’abord de spiritualité, ceci ne veut pas dire qu’elles gèrent un monde dématérialisé ou symbolique. Leur effet se déploie sur l’ensemble de la vie de leurs disciples. Cet effet influence les croyances, le rapport à la vie, aux responsabilités des uns et des autres, aux structure sociales, à la façon d’élever nos enfants et de manager nos entreprises.

Les diversités culturelles et religions

 “L’animisme responsabilise peu vu que l’homme est totalement dépendant de forces extérieures sur lesquels il n’a aucune prise : il n’a pas de relations personnelles avec un Dieu « père ». Le seul moyen de contrôler tant soit peu son destin est d’acquérir certains pouvoirs grâce aux « esprits » que l’on peut approcher par différentes méthodes magiques : danses, transes, etc”. 


Source : RELIGIONS ET BONNE GOUVERNANCE -
par Xavier Couplet et Daniel Heuchenne
http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Paris05/couplet.pdf


“L’animisme, (du latin animus, originairement « esprit », puis « âme ») est la croyance en un esprit, une force vitale, qui anime les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en des génies protecteurs”.

Source : wikipedia - https://fr.wikipedia.org/wiki/Animisme

L’exemple des sociétés animistes de ce point de vue est intéressant car complètement différent des religions dites classiques occidentales et orientales. D’un côté des religions de porteurs qui chargent vos épaules de vos responsabilités et de l’autre des religions de capteurs qui augmentent leurs pouvoirs par les esprits pour atteindre  leurs buts. Les deux fonctionnent sur la compétition.

L’une a développé le système hiérarchique très patriarcal, très cadré sur des valeurs, l’autre est plus empirique et personnel. Un chef animiste africain est responsable de sa communauté et tous les moyens sont bons pour y arriver. On le jugera sur le résultat et non sur sa façon de faire.

Religions et développement

“Comment expliquer une telle constance dans les rapports existant entre religions et développement ? Comment expliquer qu’un « système » religieux classique, apportant essentiellement des « valeurs symboliques » ait tant d’influence sur la « bonne gouvernance », sur le « développement », sur le matériel ?

Récapitulons :

1. Dans chaque aire religieuse interviennent de nombreux facteurs influençant le développement ; d’après notre étude une majorité de ceux-ci (62 %) sont d’ordre religieux ; ces facteurs sont donc spécifiques à chaque aire religieuse ; par conséquent chaque aire possède son propre « système chaotique déterministe » de développement. D’où les niveaux très semblables de développement constatés parmi les pays ayant une même religion dominante.

2. Les facteurs religieux peuvent se classer en deux groupes : ceux ayant un impact « matériel » et ceux purement « intellectuels ». Toujours, ce sont ces derniers qui obligent à respecter les facteurs « matériels ». Pour la plupart des religions, la « bonne gouvernance » consiste à faire en sorte que tous les facteurs religieux soient respectés, quelles que soient leurs conséquences sur le développement. Ceci explique que certaine « bonne gouvernance théocratique » bloque tout développement.

3. La modernisation d’une société fait évoluer les mœurs (Inglehart 6 ) entraînant souvent la levée d’interdits religieux, ce qui accélère le développement (boucle de rétroaction positive).

4. Les effets de la « bonne gouvernance » (au sens donné par la Banque mondiale) entraînent le cycle suivant :

  • la bonne gouvernance permet un certain développement de la société ;
  • sous la pression de la société, les facteurs religieux « intellectuels » changent ;
  • ce changement permet la modification ou la suppression de facteurs matériels bloquants ;
  • ces modifications permettent d’améliorer la bonne gouvernance.

Le système forme une boucle de rétroaction positive”. 

CF : RELIGIONS ET BONNE GOUVERNANCE
Xavier Couplet et Daniel Heuchenne

Une religion peut faire ou défaire l’avenir d’une société. Les mutations en sont extrêmement lentes, toujours profondes et sans retour en arrière. À la renaissance, ce sont les hommes d’église qui ont brûlé les rouets et les livres. Ils y voyaient une modification majeure de l’ordre social et de leur position dans cette même société. Et, ils ont fini par eux-même changer sous la pression sociale de la foule prise dans le mouvement disruptif. Car la disruption est le fruit d’une longue maturation qui peut prendre jusqu’à plusieurs siècle pour amener les esprits à être prêts à changer avec les innovations qui vont aider à passer d’un monde ancien à un nouveau monde.

L’intelligence Collective ou l’empathie

“Après avoir été fondés sur le rapport au cosmos, puis sur l'appartenance aux territoires, et finalement sur l'insertion dans le processus économique, l'identité des personnes et le lien social pourraient bientôt s'épanouir dans l'échange des connaissances”.

Source : L'intelligence collective, Pour une anthropologie du cyberspace
Pierre Lévy - Mars 2017 -
https://www.payot.ch/Detail/lintelligence_collective-levy_pierre-9782707126931?fp=1&cId=0


Après 500 ans de focalisation vers un absolu hiérarchique avec pour but d’optimiser sans cesse les organisations et les productions, le monde s’est retrouvé face à un manque de sens. Les religions classiques occidentales et autres se défont au profit de la mondialisation et du capitalisme. Si dans le texte “RELIGIONS ET BONNE GOUVERNANCE” cité précédemment, le marxiste y est inscrit au même titre qu’une religion, le capitalisme lui pourrait quant à lui être classé dans les non-religions. C’est à dire qu’il a créé un vide qui appelle à remplir par autre chose qui peut-être appelé co-création par l’intelligence collective.

“Quand on part à la recherche des causes de l’évolution des recherches en matière d’intelligence collective, Olivier Piazza ne peut s’empêcher de citer Franck L. Ward qui, en 1906, affirmait que « La mesure avec laquelle la société évolue dépend de son intelligence collective. C’est à la société ce que la puissance du cerveau est à l’individu. »

Pour le chercheur français, La première disruption est de nature ontologique, à savoir qu’elle s’interroge sur la signification de l’être. Selon lui, la première de ces disruptions ontologiques correspond aux systèmes complexes adaptatifs. Il cite pour illustrer ses propos ceux de Francis Heylighen pour qui « l’émergence de l’intelligence collective est intrinsèquement un processus d’auto-organisation défini comme la création spontanée d’un pattern global cohérent à partir d’interactions locales. »”

Source : Intelligence collective et disruption
Olivier Piazza - octobre 2019
https://forum-management-montreux.ch/management/intelligence-collective-et-disruption/

L’intelligence collective est un outil social qui existe depuis la nuit des temps. Nous nous en sommes aperçu maintenant car nous sommes maintenant prêts à recevoir le niveau suivant. Pourquoi et comment a-t-elle était mise en lumière ? Autant l’ombre révèle l’obscurité, autant la sur-exposition au concept d’extraversion a créé une pénurie dans les besoins d’introspection. L’empathie, la clef de tout était devenue une ressource rare dans notre monde capitaliste où la compétition sauvage, le non respect de l’autre était ultra-valorisé. Cette situation a créé un manque. Un manque de respect, d’écoute, de valorisation de l’autre.

La co-création

“Un   changement de paradigme socio-économique 

L'émergence  des cercles d'apprentissage s'inscrit dans un mouvement sociétal global : un mouvement tourné vers la collaboration plutôt que la  concurrence, le partage plutôt que l'accumulation privée, l'intelligence collective plutôt que le pouvoir hiérarchique. 

Cette  société collaborative, selon Anne-Sophie Nouvel et Stéphane  Riot (Nouvel, Riot, 2012), "nous apprend à écouter, expliquer  et coopérer. C’est une société empathique, qui part de l’humain, des  aspirations profondes et permet de mieux nous connaître, collectivement et individuellement. Une société vivante qui se  nourrit de la collaboration entre ses citoyens, où l’intérêt matériel est remplacé par un intérêt relationnel. Une société collaborative,  c’est une société naturelle et organique, une société avec et non contre". “

Source : Osons le cercle d’Apprentissage - par le Cercle APE - 2017
Réédition numérique décembre 2019 - https://trifid360.com

“Une société avec et non contre”, apparaît un point essentiel dans la compréhension de notre nouveau monde. J’évoquais l’ombre et la lumière qui correspond à un certain manichéisme qui accompagne beaucoup de mutations. On laisse un système pour faire émerger l’autre. Ce fut le cas du marxisme par exemple. Et, on en voit des dérives qui pourrait appauvrir les processus simplement par le fait de vouloir cataloguer les systèmes avec leurs outils.

C’est le cas de l’outil compétition monté à son paroxysme avec le capitalisme et le système hiérarchique et de ce fait, la compétition est venue s’opposer aux systèmes co-créatifs alors que gérée de façon constructive pour le collectif, elle peut devenir un outil stimulant les processus.

“Si la compétition est prédominante, il existe toutefois d'autres formes de pratique mettant plutôt en avant le plaisir, la santé, l'éducation ou l'épanouissement. La pratique équilibrée d'un sport aide à se maintenir en bonne santé physique et mentale...

...Tous les sports transmettent plusieurs valeurs: la tolérance, le respect, l'honnêteté, l'honneur, le courage... Les sports collectifs permettent de développer plus particulièrement l'esprit d'équipe, la solidarité, la coopération... Ce sont des valeurs transmissibles dans la vie de tous les jours.

Prenons l'exemple du rugby. Apparu dans les îles Britanniques en 1823, le rugby à XV a été créé à Londres par les bourgeois ; c'est un sport de brutes créé par des gentlemans. Dans le sud, la classe inférieure, donc les ouvriers ont conçu le rugby à XIII. La mondialisation de ce sport s'est faite grâce à la création de plusieurs compétitions organisées dans le monde entier, cela a entraîné le professionnalisme qui a permis une évolution de ce sport.

Ce sport collectif d'opposition frontales suppose la coopération entre les partenaires et le respect d'autrui à travers l'arbitre et l'adversaire. Les combats collectifs et individuels font appel au courage et à la solidarité. Il faut accepter les chocs et la chute. Il faut de l'intelligence tactique pour choisir les solutions de jeux par tous les temps et les durées des matchs sont très longues (2x40 min)”.

Source : Le sport, transmetteurs de certaines valeurs - 

http://tpe-sport-contraintes-et-libertes.e-monsite.com/pages/sommaire/les-valeurs.html

La compétition avec l’empathie

L'exemple de celui du sport est tout à fait valable pour en appréhender le concept de façon positive. Équilibre, plaisir, éducation, santé mentale. Finalement le miroir inversé de nos maux au travail qui sont surtout basés sur le stress et peuvent mener au burnout. La compétition est le moteur pour se dépasser en solo ou en équipe. Si l’intelligence collective est le 1+1=3, associé à la compétition bien gérée avec des valeurs saines et notre 3 peut devenir un 3X3. Mais d’abord, il faut désapprendre les anciennes méthodes et revenir aux bases élémentaires qui sont la prise en compte introspective de l’autre de son univers de sa sensibilité et de sa valeur.

“L'empathie et le respect comme clefs de la co-création

Les étudiants , en considérant nos attitudes et notre communication, sont rapidement sortis de leur contexte de concurrence pour devenir attentifs à leurs équipiers, mais aussi aux autres équipiers, aux autres projets sur la session 8, sur la session 9 et sur la 10, et ceci, quelques soient leurs origines géographiques ou ethniques. Ils ont même demandé à avoir une semaine de plus sur leur planning de 11 semaines afin d’avoir plus de temps pour lire et commenter tous les projets. Nous avions créé là, une petite flamme de co-créativité dans la façon d’être et de gérer les projets auprès de plusieurs centaines d’étudiants".

“De la session 8 à 10, ce que j'ai fondamentalement remarqué, c'était l'implication des participants africains et des autres "non européens. Le GdP-Lab accordait une importance large aux idées et compétences venant des participants des pays du Sud”.

Source : Des commentaires par les pairs à la co-création
Virginie Guignard Legros - avril 2019
https://cursus.edu/articles/42800/des-commentaires-par-les-pairs-a-la-co-creation


Notre degré de conscience évolue et si en avril 2019 j’écrivais sur la concurrence, aujourd’hui, je serai attentive à ajouter le terme hiérarchique à celui de concurrence et de compétition. Les choses bougent et la petite flamme d’hier, l’empathie, l’intérêt au bien-être de l’autre devient une évidence dans de plus en plus d’organisations.

Il faudra peut-être encore 10 ans pour que les consciences basculent dans ce sens, mais, le mouvement est amorcé et c’est une disruption et donc juste une question de temps pour que les habitudes aussi basculent dans ce sens. Simplement, il faut faire attention à ne pas faire entre eux d’amalgames entre les systèmes et les outils. La compétition est un outil de vie et pas un système destructeur d’équipe comme je l’ai lu parfois.

Source image : Pixabay SarahRichterArt


Mots-clés: Intelligence Collective Gouvernance Empathie GdP-Lab Industralisation intraversion extraversion Religions Développement

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