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Comment réussir l’intégration des TIC dans le système éducatif tunisien ?

Par Om El Khir Missaoui , le 07 janvier 2009 | Dernière mise à jour de l'article le 08 janvier 2009

L’Institut National de Bureautique et de Micro Informatique a réuni les 12 et 13 décembre 2008 dans un séminaire à Monastir  des responsables et des cadres administratifs et éducatifs du Ministère de l’éducation et de la formation et ce, pour une réflexion à propos de l’intégration des TIC dans le système éducatif tunisien.

Il faut dire que des efforts considérables ont été consentis dans ce domaine, à savoir l’équipement tous azimuts des établissements éducatifs en outils informatiques et leur connexion à Internet, la formation de personnes ressources, la mise en ligne de cours de soutien, la formation à distance, etc. Il est donc légitime d’évaluer les acquis et d’en penser la consolidation passant par les réajustements qui s’imposent mais aussi par une vision globale et un plan d’action bien étudié. C’est pourquoi ce séminaire a pris l’allure d’une consultation nationale auprès d'experts dans le domaine des TICE et permettra certainement de doter le système d’outils de mise en œuvre et de suivi pour le long terme.

La réflexion s’est déroulée au sein d’ateliers : langues, sciences exactes, sciences humaines, informatique, technique et primaire. Chaque atelier a présenté un compte-rendu des travaux réalisés dont la synthèse regroupera l’ensemble des recommandations à présenter au Ministère de l’éducation et de la formation.

Les participants ont dressé un état des lieux des réalisations dans le domaine et ont proposé leurs visions à propos d’une stratégie globale de l’intégration, des applications pédagogiques qui en découlent ainsi que les mesures à prendre en vue d’assurer un accompagnement adéquat des pratiques technopédagogiques : ressources humaines et matérielles, formation, conseil et soutien TICE.

Des problèmes essentiellement stratégiques et structurels

L’accent a été mis dans ces ateliers sur des problèmes stratégiques et structurels qui ralentissent l’essor des TIC et la capitalisation des pratiques nombreuses et variées mais souvent mal promues. En effet, les personnes ressources impliquées dans l’accompagnement des actions d’intégration rencontrent de nombreux écueils dont la non reconnaissance de leur expertise qui pourrait se traduire par exemple par la certification des compétences, la rémunération des prestations, les décharges horaires, l’implication dans la conception des programmes etc. Ceci sans occulter les problèmes de connectivité des établissements éducatifs et qui se rapportent souvent à des problèmes organisationnels même si l’équipement et le débit de connexion connaissent des améliorations certaines. L’implémentation de l’innovation passe aussi par des réaménagements des pratiques pédagogiques et administratives relatives à l’utilisation des laboratoires, aux aménagements des horaires et des espaces de classe, etc.

Il y aurait lieu en outre d’harmoniser la mise en œuvre des programmes d’intégration TICE et de FAD par différentes institutions éducatives et d’optimiser l’intervention des personnes ressources formées. On pourrait trouver un juste milieu entre  la nécessité d’impliquer les inspecteurs et les cadres pédagogiques et l’intérêt à encourager l’innovation pédagogique qui est initialisée et appropriée à la base par les enseignants et les apprenants accompagnés dans leurs pratiques par des conseillers TICE.

Voir aussi : Les réseaux disciplinaires TICE en Tunisie

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